Si comme l'auteur de ces lignes, vous n'avez pas plus la bouche que l'œil chaste, vous allez goûter ce 15ème épisode puisque nous abordons l'une des gourmandises amoureuses les plus ancestrales de l'histoire de l'humanité et même avant, le singe n'ayant pas attendu d'être homme pour en découvrir les vertus hédoniques : je veux parler du cunnilingus.
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Je ne vous ferai pas l'injure de disséquer l'étymologie de ce terme
ni ses subtilités sémantiques que même un non latiniste (je veux dire dont la langue maternelle n'est pas le latin, langue d'ailleurs morte, ce qui est fortement déconseillé dans le cas qui nous occupe où il est souhaitable qu'elle soit au contraire très vivante) peut comprendre ou qui, comme Monsieur Jourdain, fait du latin sans le savoir, car je vous sens déjà pressé d'en arriver à la substantifique moelle (ce qui est anatomiquement un peu illusoire, j'aime mieux vous avertir avant que vous vous perdiez en efforts inutiles) de ce nouveau chapitre. Si l'image ci-contre, retrouvée à Pompéi, où les habitants avaient semble-t-il les sens aussi volcaniques que le paysage, qui date de 4 siècles avant qu'un certain hirsute ne vienne nous dire que tout ça c'était vilain pas beau, ne fut jamais empruntée pour couvrir je ne sais quel disque, on peut le regretter car elle eût été un support parfait pour illustrer le thème du jour.
ni ses subtilités sémantiques que même un non latiniste (je veux dire dont la langue maternelle n'est pas le latin, langue d'ailleurs morte, ce qui est fortement déconseillé dans le cas qui nous occupe où il est souhaitable qu'elle soit au contraire très vivante) peut comprendre ou qui, comme Monsieur Jourdain, fait du latin sans le savoir, car je vous sens déjà pressé d'en arriver à la substantifique moelle (ce qui est anatomiquement un peu illusoire, j'aime mieux vous avertir avant que vous vous perdiez en efforts inutiles) de ce nouveau chapitre. Si l'image ci-contre, retrouvée à Pompéi, où les habitants avaient semble-t-il les sens aussi volcaniques que le paysage, qui date de 4 siècles avant qu'un certain hirsute ne vienne nous dire que tout ça c'était vilain pas beau, ne fut jamais empruntée pour couvrir je ne sais quel disque, on peut le regretter car elle eût été un support parfait pour illustrer le thème du jour. Il faut dire que son pendant (si j'ose dire) réciproque, autrement dit la fellation (les hommes, partisans du moindre effort, ont préféré éviter le latin pour leur friandise à eux, goujats) a bénéficié lui d'une profusion de représentations, le plus souvent sous forme métaphorique plus ou moins fines (plutôt moins que plus)…oui Jean-Edouard, la fellation donnera lieu à un œil chaste, plusieurs même, mais pas tout de suite, écoute donc la suite, je t'assure que ta côte auprès des femmes va s'en ressentir.
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Des pochettes mettant en scène des simulacres de cunnilingus, nous en avons vu quelques-unes dans le premier chapitre de cette série cul(te) mais ici ce sont deux exemples de cunnilingus abordés "de front" qui sont illustrés. Le premier est un dessin, dérogation à ma règle de traiter préférentiellement les photographies, mais celui-ci est tout de
même somptueux dans son approche tranquille et concentrée de cette saine occupation. Sans que je ne puisse dire qui en est son auteur, il s'en dégage quelque chose de japonisant. A noter que ce n'est pas le cunnilingus en lui-même qui paraît central ici, l'album d'intitulant The Magik Of Female Ejaculation. C'est donc plutôt l'éjaculation féminine, phénomène qui fait, si l'on peut dire, couler tant d'encre. On rappellera le symbole de ce qu'on appelle parfois les femmes fontaines dans le film De l'eau tiède sous un pont rouge, testament cinématographique de Shohei Imamura en 2001 où le liquide qui jaillit du sexe de Saeko régénère la rivière et rend la pêche miraculeusement bonne. Se rejoignent alors sexe (l'éjaculation) et bouche (la nourriture que représente la pêche) dans une parabole splendide de la part d'un vieil homme au terme de son existence (on peut voir là bande annonces et extraits). Je ne connaissais pas Hecate et cette pochette m'a fait découvrir une sacrée artiste. Car Hecate est le nom pris par Rachael Kozak qui vit en Suisse, et matrice d'une musique électronique (très post-jungle quand même) quelque peu extrême, ces extrémités que seules les femmes semblent être capables de tutoyer avec un supplément d'âme. Elle est surtout polymorphe, imprévisible, sans codes. Ses obsessions oscillent entre corps poussé dans ses retranchements sexuels et satanisme (collaborant d'ailleurs avec des groupes de dark metal). On peut aller se faire lécher les tympans ici ou là (des albums entiers gratuits dont celui dont-il est question ici) avec sa musique qui plonge dans une atmosphère assez glauque il est vrai (c'est dans ma bouche un compliment)
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même somptueux dans son approche tranquille et concentrée de cette saine occupation. Sans que je ne puisse dire qui en est son auteur, il s'en dégage quelque chose de japonisant. A noter que ce n'est pas le cunnilingus en lui-même qui paraît central ici, l'album d'intitulant The Magik Of Female Ejaculation. C'est donc plutôt l'éjaculation féminine, phénomène qui fait, si l'on peut dire, couler tant d'encre. On rappellera le symbole de ce qu'on appelle parfois les femmes fontaines dans le film De l'eau tiède sous un pont rouge, testament cinématographique de Shohei Imamura en 2001 où le liquide qui jaillit du sexe de Saeko régénère la rivière et rend la pêche miraculeusement bonne. Se rejoignent alors sexe (l'éjaculation) et bouche (la nourriture que représente la pêche) dans une parabole splendide de la part d'un vieil homme au terme de son existence (on peut voir là bande annonces et extraits). Je ne connaissais pas Hecate et cette pochette m'a fait découvrir une sacrée artiste. Car Hecate est le nom pris par Rachael Kozak qui vit en Suisse, et matrice d'une musique électronique (très post-jungle quand même) quelque peu extrême, ces extrémités que seules les femmes semblent être capables de tutoyer avec un supplément d'âme. Elle est surtout polymorphe, imprévisible, sans codes. Ses obsessions oscillent entre corps poussé dans ses retranchements sexuels et satanisme (collaborant d'ailleurs avec des groupes de dark metal). On peut aller se faire lécher les tympans ici ou là (des albums entiers gratuits dont celui dont-il est question ici) avec sa musique qui plonge dans une atmosphère assez glauque il est vrai (c'est dans ma bouche un compliment)
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L'autre pochette est plus anecdotique, autant sur le plan visuel que sonore puisqu'il s'agit d'Anal Blast (le "of" semble optionnel), groupe de grindcore américain créé en 1994 et dans lequel on trouve des membres de Slipknot. Cette pochette n'avait pas tant pour objet de faire l'apologie du cunnilingus (même si elle y parvient indirectement parce qu'on ne plaint pas vraiment la situation de ce garçon) que de parodier celles de Cradle of Filth (même lettrage notamment), dont les photos plus kitsch que sulfureuses, tournaient un peu ridiculement autour du pot. Là, les choses sont claires : la femme est un vampire dont les dents sont le vagin, éternelle vision dévoratrice de la femme monstre dont Felicien Rops sera le principal (et génial) illustrateur à la fin du XIXème siècle, pour le plus grand bonheur des poètes et écrivains qui attribuaient ce rôle fatal (doom ?) au sexe dit faible mais dans lequel ces pauvres hommes mettaient bien des mystères terrifiants.
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D'ailleurs, Rops allia cunnilingus et mort dans un dessin que je préférai ne pas dévoiler dans
l'œil chaste n°11, car il trouve mieux sa place ici puisqu'il s'agit rien moins qu'un squelette ailé (Lucifer ?) pratiquant (avec quoi, on se le demande) un cunnilingus à une jeune et blonde odalisque visiblement comblée et comme agrippée dans la jouissance à son catafalque de débauche. En 2300 ans, la représentation de cet acte a pris, christianisme n'aidant pas, une dimension plus angoissante qu'épanouissante, réussite nevrogène à laquelle tendent la plupart des religions. Où peut nous conduire cette ballade oculaire, je vous jure... Finalement à rien d'autre que toujours et encore l'origine du monde
l'œil chaste n°11, car il trouve mieux sa place ici puisqu'il s'agit rien moins qu'un squelette ailé (Lucifer ?) pratiquant (avec quoi, on se le demande) un cunnilingus à une jeune et blonde odalisque visiblement comblée et comme agrippée dans la jouissance à son catafalque de débauche. En 2300 ans, la représentation de cet acte a pris, christianisme n'aidant pas, une dimension plus angoissante qu'épanouissante, réussite nevrogène à laquelle tendent la plupart des religions. Où peut nous conduire cette ballade oculaire, je vous jure... Finalement à rien d'autre que toujours et encore l'origine du monde| < Préc | Suivant > |
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