M. Béranger Neupa, ancien conseiller municipal sans étiquette d'une village périurbain, nous envoie ce message à l'occasion des grèves et manifestations du 29 janvier 2009. Nous le reproduisons bien volontiers.
Laisserons-nous les héritiers des chars russes défiler dans Paris ? Vingt ans après la chute du communisme dans le bloc de l'Est, la France va-t-elle encore longtemps rester l'un des trois derniers pays rouges de la planète, aux côtés de la Corée du Nord et de Cuba. On en voit d'ailleurs le résultat : comme dans les contrées asservies au joug de Castro et de Kilm Jung-il, la faim fait des ravage en France, ainsi que le prouvent les sans-abri et les mendiants qui, par milliers, si ce n'est par millions, garnissent nos trottoirs, où l'on ne peut plus avancer sans butter du pied contre un corps tremblotant ou du regard sur un carton quémandant une pièce jaune, comme si tous les passants s'appelaient Bernadette Chirac.
1968 : les chars russe écrasent le Printemps de Prague.
2009 : le bolchévisme écrasera-t-il l'effort de redressement de la France ?
Attendrons-nous que le pays tout entier sombre dans le défaitisme, la fainéantise et leurs corollaires -la pauvreté généralisée et l'irrespect des valeurs fondamentales du travail et de l'autorité- pour réagir face aux va-nu-pieds (ironiquement chaussés de baskets de marque dont les prix dépassent parfois ceux des plus simples Berlutti) qui défilent sans cesse de Bastille à République, via Nation ou Opéra, et dans toutes les avenues du pays, plutôt que d'oeuvrer au redressement national à la sueur de leur front ?
Mais la sueur de l'ouvrier, la noble sueur qui dressa la France au plus haut du monde civilisé par l'acier de son industrie et la rigueur de ses efforts, n'est plus objet d'honneur et de médailles du travail mais d'un détournement ignominieux de la part des syndicats et des partis marxistes-léninistes, du PS à la CFDT. A leurs responsables que l'on qualifierait de traîtres en temps de guerre, il faut reconnaître cette seule qualité : celle d'être passés maître en tromperie. Car ils font croire à l'ouvrier, hier le front haut lorsqu'il pointait à l'entrée de la fabrique et la tenue droite face à sa hiérarchie, qu'il doit avoir honte de sa condition et chercher par tous les moyens à s'en extraire. Et dans quel but ? Pour devenir quoi ? Un bobo qui erre de cocktail psychotrope en discussions ineptes sur ce qu'ils appellent le "consumérisme" ? Un solitaire malheureux, comme tous ces gauchistes incapables de fonder famille et foyer, préférant se vautrer dans la fange de l'individualisme droit-de-l'hommiste qui tente de se faire passer pour une révolution citoyenne ?
Marx, Engels, Lénine, Staline : on pensait les figures de l'horreur communiste
et de ses massacres morts et enterrés ; ils resurgissent sous les traits
des leaders des partis de gauche, PS en tête, et des syndicats passéistes.
Ha ! que les grands mots sont trompeurs, et criminels quand ils détournent ceux qui ont bâti leur vie sur la droiture et la simplicité de leurs devoirs. Les jugera-t-on enfin, au nom du peuple, comme ils le disent eux-mêmes, ces filous qui prétendent se sacrifier pour le plus grand nombre et ne font que le guider vers sa perte, comme si leur propre déshonneur ne suffisait pas et qu'ils souhaitaient entraîner toute la France dans leur naufrage moral ?
Atterrant ! Mais comment s'étonner quand, alors que l'une des priorités du gouvernement devrait être la mise au pas (pour ne pas dire plus) des semeurs de zizanie et des briseurs de l'unité du pays autour de son chef, il est contraint de perdre son temps à répondre à des motions de censure vouées à l'échec à l'Assemblée (car perdre son temps n'a jamais dérangé un socialiste), tandis que les médias semblent se délecter des difficultés du pays comme d'un fumier sur lequel pousseraient les mauvais augures qui apeurent le lecteur et fournissent les faciles et factices révoltes des planqués de la conscience nationale.
Redonnons au travailleur la fierté du véritable travail à l'usine
plutôt que de le nourrir d'idéaux factieux et débilitants.
Liberté !, crient-ils. Loisirs ! Culture pour tous, éructent-ils, comme si chacun leur devait et qu'ils ne devaient à personne, comme si ces acquis indus sur lesquels ils s'endorment tombaient d'une manne céleste. Mais ils ne croient pas au ciel et, au demeurant, ils ignorent même leur propre passé. Car, sinon, ils se souviendraient des paroles de l'anarchistes Aristide Bruant, qui écrivait dans "Plus de patron" :
"Alors c'est nous qui s'ra les maîtres / C'est nous qui f'ra c'que nous voudrons / Y'aura pus d'chefs, pus d'contremaîtres,
pus d'directeurs et pus d'patrons! /
Minc' qu'on pourra tirer sa flemme / On f'ra tous les jours el' lundi !
/ Oui... mais si n'y a pus d'latronspéme /
Qui qui f'ra la paye l'sam'di ?"
Qui fera la paie le samedi ? C'est bien cette question qu'il faudrait poser au zélateurs de l'effondrement moral et du renoncement économique, à tous ceux qui, chantant sur des airs faux des rêves de drogués, ne préparent à la France que des lendemains de cauchemars miséreux, qu'ils ne sauront dissimuler que de la seule manière qu'ils connaissent : l'autocratie bolchévique.
je dédie cette chronique à la mémoire de
Max Clos, Louis Pawels et Alain Peyreffite
pour porter tout nu l'auteur de cette chronique ou le massacrer à coups de pelle à gâteau,
rendez-vous sur le Forum Poin-Poin ou directement dans le topic "Réagissez aux nouvelles chroniques"
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