Le sein est un organe lactogène dont la fonction est de nourrir la progéniture de l'être
humain. Au terme de sa maturation, il est généralement arrondi. Il est constitué certes d'une glande mammaire, qui sécrète et expulse le lait ainsi fabriqué via les canaux galactophores, mais principalement de graisse, ce qui explique que les femmes dont les seins sont presque inexistants peuvent tout de même allaiter sans difficulté (Jane si tu nous lis). Lors de la tétée, les aréoles (voir schéma) se rétractent et les mamelons durcissent et pointent, permettant au nourrisson, grâce à un mouvement protractile lingual dont on oublie hélas bien vite la technique, d'en extraire et boire le lait. Oui Jean Edouard, tu as tété les seins de ta mère, ne fait pas cette grimace dégoûtée, c'était il y a 19 ans.
On remarquera que cette rétraction de l'aréole avec durcissement des mamelons survient aussi (parfois) chez la femme soumise à une excitation sexuelle qui, pour certaines d'entre elles, peuvent même avoir des expulsions jaculatoires lors ou après l'orgasme, ce que tout homme de goût sait apprécier.
Depuis 50 ans, les marchands de lait artificiel ont fait en sorte de convaincre les mères que leur lait n'était pas aussi adapté que cela à leur enfant quand les médecins, ignares ou stipendiés selon les cas, les persuadaient que leur lait n'était pas suffisant pour les besoins de leur bébé, amenant la proportion d'enfants nourris aux seins à une valeur scandaleusement faible. Alors que les marchands de lait ôtaient au sein sa valeur nourricière, d'autres marchands, qui utilisent l'excitation sexuelle comme vecteur de leur commerce (de la voiture au string), en faisaient un stimulus sexuel. Afin de comprendre ce qui peut conférer au sein son caractère excitant, rien de mieux que de voir ce sur quoi les censeurs s'acharnent, ces individus étant généralement de bons spécimens d'obsédés sexuels.
Aux USA, où le niveau de censure est élevé, les censeurs se focalisent visiblement sur
la partie mamelonnaire et aréolaire du sein puisque l'héroïne du jour, Wendy O' Williams a pu exposer son anatomie mamellaire au sein (je ne pouvais la rater) des Plasmatics puis en solo de 1978 à 1988 sans trop subir de censure, en dissimulant seulement les bouts par des rectangles de scotch noir comme en atteste la photo ci-contre, non Jean Edouard, n'essaie pas de gratter pour décoller le scotch, il n'est pas sur mais dans la photo merci tu rayes l'écran. On ajoutera que la France, plus libérale en la matière, permet de conclure que ce n'est pas le soit disant beau sein (au sens de "elle a de beaux seins") qui paraît médier le caractère obscène du sein, puisque ce sont ceux-là qu'on tolère, notamment dans la publicité, mais plutôt le sein lourd (leur "tenue" étant liée à la qualité du grand pectoral), théoriquement moins érotique, mais qu'on oblitère parce que les hommes savent bien, même s'ils ne l'avouent que rarement, que le sein lourd dégage bien plus de sexualité que le sein ferme. on n'entrera pas dans la discussion sur les seins lourds et fermes, Jean-Edouard est déjà agité de tressautements spasmodiques du bassin relativement inquiétants.
A ce propos, si un visiteur s'est égaré sur cette page par mégarde, croyant avoir affaire à un guide du bien faire l'amour, nous le dissuadons de tenter de scotcher les bouts de seins de sa partenaire de la sorte pour lui procurer quelque jouissance, des études très sérieuses menées en laboratoire ont démontré que l'on obtenait sauf exceptions (non significatives) non pas des gémissements de plaisir mais uniquement des hurlements, des injures et la violente projection de la main dominante de la cobaye sur la joue de
l'expérimentateur ce qui permet à cette occasion de
rappeler le dévouement avec lequel nos chercheurs mènent les études scientifiques les plus essentielles à la compréhension du vivant en général et de la femme en particulier.
On notera, comme pour confirmer la présente analyse, que Wendy O' Williams devait ajouter quelques ingrédients à son show pour en agrémenter le caractère obscène, notamment en s'enduisant de crème (fraîche ou avariée, nul ne le sait), en se masturbant frénétiquement ou en découpant divers objets métalliques.
Parmi les nombreuses pochettes du groupe, j'ai choisi celle du single de 1980 "Monkey Suit", et ce même si paradoxalement, on n'y discerne pas la protubérance mamellaire de WOW, parce qu'elle dégage une atmosphère de
porno gonzo primitif assez réjouissante et sans guère d'équivalent dans l'histoire de la pochette. Ce type velu et bedonnant, slip aux pieds, et masque de gorille sur la tête, qu'on imagine le sexe flasque, attendant que madame daigne s'en occuper, a quelque chose de pathétique qui méritait bien une place ici.
L'aventure Wendy O'Williams s'est bien sûr terminée "dans la déchéance" comme on dit à la télé, avec un suicide en 1998 mais toute vie ne finit-elle pas plus ou moins dans la déchéance ?.
Voilà, on aura pour finir une pensée pour Jean Edouard qui vient de regagner précipitemment son domicile entouré de l'affection des siens après cette éprouvante séance.
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