Dans cette rubrique, l'idée est de présenter des pochettes de disque au contenu sexuellement explicite. Souvent d'ailleurs, on remarquera que le qualificatif sexuel n'est pas le mieux approprié tant des actes certes de la sphère génitale, mais pas à proprement sexuels, y sont représentés (même le simple fait de faire ses besoins est pour le censeur un acte sexuellement explicite ce qui en dit long sur leur fantasmagorie).
Attention, il ne s'agit pas de s'étendre sur la floppée de photographies érotico-kitsch qui encombrent les bacs des disquaires et dont de nombreux livres ont compilé les plus beaux specimens, encore moins des pléthoriques imageries supposées dissiper une sensualité de bon goût, post-Hamiltonisme, propre à satisfaire les libidos honteuses de certains tartuffes qui peuvent se tripoter en contemplant les courbes de leur chanteuse dont ils ne vénèrent en public que l'absolue délicatesse et pureté de la voix tout en rêvant de leur purifier un peu plus encore les cordes vocales à l'aide de leur miel personnel.
Il s'agit de pochettes sans euphémisation dont l'effet recherché est plus souvent l'offuscation que l'excitation (mais ceux qui ne s'en offusquent pas peuvent en revanche y trouver matière à excitation ce qui fait d'une pierre deux coups). Rien d'exhaustif, juste un échantillon (même pas représentatif, c'est pas Laurence Parisot ici) arbitraire. En fait, dans la pléthore, je renvoie pour cela au lien suivant rateyourmusic.com, liste dans laquelle il en manque quelques unes que vous trouverez ici, il faut avouer que la grande majorité de celles qui font dans le cul cru sont d'un intérêt douteux. Le choix que j'opère (sans anesthésie de la rétine), est lié à des impressions que je livrerai brièvement, sans chercher à systématiquement faire de l'humour, tant pis ou tant mieux. Pour cela (l'humour), je vous renvoie à un autre lien, du même site, consacré au pires pochettes, avec un commentaire qui souvent les rend encore plus hilarantes the_worst_album_covers_ever . Je vous conseille notamment les commentaires de celles de MC Pooh, Minister Quartet et Paddy Roberts. Des parfaits anti-dépresseurs.
La première (on va commencer doucement) c'est celle d'"Everglade" de L7. Ah L7, si je devais nommer un groupe féminin qui a enfin fait tomber cette indicible cloison qui séparait encore en 1988 le rock féminin (disons entièrement joué par des filles) du rock tout court, c'est bien L7 que je nommerais. Quelle pêche, quelle puissance, quel débraillé. C'en était définitivement fini de la condescendance un peu compassée envers les girl bands. Avec ce single, leur 3ème, issu de leur second album Bricks Are Heavy, elles proposaient une version picture qui me paraît idéale pour débuter ce mini-dossier car pour une fois, la position dominante est tenue par une femme et non l'homme, ce qui sera rarissime dans le domaine.
On ne parlera pas d'humiliation car vraiment je ne vois rien d'humiliant à être tenu en laisse, le nez dans l'entrecuisse d'une femme mais il paraît qu'il y en a pour y trouver à redire (drôle de monde). En tout cas, un joli picture disc à accrocher à son mur de chambre quand on est adolescent et que sa famille vote De Villiers.
Bon, je n'ai pas le choix, et même si je
n'ai pas l'intention de faire une oeuvre thématique, après celle de L7, il faut assez logiquement que jouxte celle du premier album (1998) des Nashville Pussy. Le fait que le groupe ne soit pas composé entièrement de femmes mais pour moitié d'hommes (en plein travail sur la photo) me gène un peu et enlève à cette pochette le côté libérateur de la précédente. Que la musique de nos chattes de Nashville m'indiffère plutôt n'arrange rien à l'affaire mais peu dans les groupes cités seront franchement parmi mes idoles.
Les exemples de cunnilungus (simulés bien sûr) sur les pochettes de disques ne sont pas légion alors que l'inverse, sous forme souvent de métaphores éléphantesques, pullulent, en particulier dans la musique noire.
Sinon, pour le mur de chambre Jean-Edouard, ça devrait le faire aussi. Tu l'accroches juste avant que mère vienne t'emmener au catéchisme. Effet garanti poin-poin. Satisfait ou alors une de nos nombreuses collaboratrices accortes vient chez toi pour que tu puisses goûter par toi même l'objet du ressentiment maternel. Merci qui ?
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