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Écrit par Sphere²
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21-07-2008 |
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«L'homme est un gorille qui a mal tourné» - Cioran Si vous voulez écouter un groupe de gorilles, écoutez Harvey Milk. Et laissez tomber Gorillaz, qui n’est qu’une vaste supercherie commerciale, car aucun gorille n’est membre de ce groupe. Il s’agissait de tromper le curieux et l’amateur par ce nom sémantiquement traître. Du reste, il fallait être bien naïf ou bien peu au fait de la musique de gorilles pour marcher dans la combine après écoute- à l’évidence, aucun gorille n’aurait pu enregistrer telle musique.
Voici donc – revenons à l’essentiel- un vrai groupe de gorilles.
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Dernière mise à jour : ( 23-07-2008 )
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Écrit par thiad
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21-07-2008 |
 Il est heureux que parfois la découverte d’un disque produise les mêmes émois qu’une rencontre fortuite avec un paysage ou, mieux encore, une personne, dont on sait, à les regarder, qu’ils coïncident avec nos émotions ou nos attentes les plus souterraines, comme une révélation. Je ne savais rien de ce groupe jusqu’à avant hier (et n’en sais pas beaucoup plus aujourd’hui) mais je me suis assuré, après plusieurs écoutes, des effets que sa musique produit sur moi. Une sorte d’immédiate complicité s’est établie entre nous. Au premier abord ce qui frappe, c’est le son. Les instruments y sont enregistrés, et la production effectuée, de telle manière que le tout nous enrobe d’un halo sonore où chaque instrument ne perd ni de sa clarté ni de sa présence (ainsi la batterie est là, dans la pièce, avec ce son si caractéristique, apparemment dépouillé de tout artifice superflu). Les quatre musiciens du groupe (un batteur, un bassiste, deux guitaristes) auxquels vient s’adjoindre, pour trois titres, une violoncelliste, créent une musique instrumentale aux profondes inspirations mélancoliques, propice aux méditations ou aux errances imaginatives. S’il faut classer cette musique dans une rubrique répertoriant les genres, ce sera à la case post-rock qu’il faudra chercher. Et pourtant, peu importe les catégories confortables qui paralysent souvent l’approche d’une œuvre. |
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Dernière mise à jour : ( 23-07-2008 )
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Écrit par DJ Duclock
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11-07-2008 |
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-Putain. -Quoi ? -C’est ça la musique de maintenant ? On roulait sur la corniche, Côte Ouest, au bout de la vieille Europe. Le nez de la bagnole pointait, au gré des virages, vers la vieille Angleterre ou vers les USA, cette grosse baleine échouée sur le sable qui n’en finit pas avec ses soubresauts. C’était beau ; la corniche est toujours belle, remplie raz la gueule de poésie. Le hic venait de la musique : le gars assis à côté de moi cherchait désespérément à faire frissonner mes feuilles. -Faut vivre avec son époque, vieux. -M’est avis qu’il y a des époques qui schlinguent, la nôtre recycle pas mal… -Attends, écoute ça… Il a zappé sur son machin portable mp3 à ondes radio, avec 500 morceaux dedans, branché sur mon vieil autoradio. J’aime bien les balades en bagnole, mais parfois je me demande de quoi on va manquer en premier, d’essence ou de musique à écouter ? -Ouais c’est pas mal ça, il arrive presque à imiter à la perfection David Bowie. -Et celle-là ? -Ah ouais on dirait un Lou Reed que je connais pas ? ** * Quelque part à l’autre bout de l’océan, du côté de New York, Tricky, exilé volontaire en année sabbatique depuis trois ans, vivait la même chose. Il s’est tapé sur le crâne en soupirant « C’est ça la révolution musicale ? C’est ça la hype ? L’heure est venue de faire un album ! ». |
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Dernière mise à jour : ( 11-07-2008 )
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