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Home Dressez vos esgourdes Hommage à la chanson françoise (hardie !) HOMMAGE A LA CHANSON françoise IV : Jouvinezza dans ta maudite hutte finale !

HOMMAGE A LA CHANSON françoise IV : Jouvinezza dans ta maudite hutte finale !

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Le lecteur consultera avec profit les hommages à la chanson françoise n°1, n°2, n°3

ADDENDA
« Allons enfants de la Poterie !
Le jour de goitre est arrivé !
Marchons ! Marchons !
Que l’élixir du Père Magloire abreuve nos souillons ! »

morschwiller fanfareIci l’Incohérent, dont la culture irraisonnée, la décroissance et les développements peu durables ont peu contribué à façonner une légende. J’ai en charge les procès-verbaux de récolement de l’assemblée délirante de la praticité de la dialectique compliquée de la praxis de la réification de la Chanson Françoise. C’est d’un compliqué. Hors des sophistes captieux (légion d’homoncules fulminant à tout propos) qui tiennent pour roupies de sansonnet (voir glossaire final) la Chanson Françoise et égosillent la Chanson Angle Chevelue et Saxonne, il me faut affirmer haut et fort : « Alain et Souchon sont deux mots qui vont très bien ensemble ! »

photo : L'Harmonie municipale de Morschwiller
ne bave pas dans les tuyaux et ne se mouche pas avec les partitions.

 

Mon Excellent Collègue et Ami Catfish, déclamateur dans le boulingrin, candidat humain, juge supérieur, fier marcheur achevé, justicier Karatéka, exige comme prémisses : « La réponse est oui ! Mais pourriez-vous répéter la question ? »

« La Chanson Françoise est une et indivisible. Elle ne se hausse pas du col. Elle n’est pas fière avec l’ouvrier. Elle boit le coup dans les cafés et joue au 4-21 sur le comptoir. Elle brûle à l’entour de Seppois-Le-Bas (Haut-Rhin), elle est bouillante à Morschwiller-Le-Bas (Haut-Rhin), elle est glaciale à Nouzonville. »

Qu’un Souchon, Murat ou bien même un Elton John (soit les trois pôles d’excellence de la Chanson Françoise) ne soient natifs du Haut-Rhin ne peut infirmer le jugement de Catfish. Loin de là. Je tiens Catfish pour un sorcier antéprospectif.

Morschwiller-Le-Bas, c’est Kévin Wurth (premier officier municipal de Morschwiller-Le-Bas). Kévin Wurth, c’est Laurent de Médicis transsubstantié. Voir pièce jointe.

L'édile marri (Fragments)

(Cette chanson à tout le moins curieuse du XVIe siècle atteste de la pertinacité de Morschwiller-le-Bas dans le conscient collectif de la chanson Françoise. Respect.).*

I
- Oh ! L’édile marri (Petit Kévin à l’œil de verre…)
L’édile darde Banville Théodore de d’un regard
L’édile, l’édile, l’édile laid a maille à partir
Maille l’édile darde Banville…

REFRAIN
Tradéridéra
André Pousse la banane et pousse la banane.

II
Il me revint à la mémoire
Des souvenirs familiers- Titi-Longs-Cheveux/ Le Hibou/ Le Café du Rallye
Un vieux qui cloche/ Des germanopratines accortes que nous lutinâmes
Sur les fonts baptismaux de la scène primitive des musiques amplificatives dans le décolleté Louis XVI/
Vieille photo d’autrefois du Caporal Clairon.
Par l’Enfer, viens chez moi
J’habite chez adoncques une Germanopratine.


Ci-dessus : Dégoûté par l'arbitrage, le chef de choeur décide de rentrer illico chez sa Germanopatrine
(ce en quoi il commet une erreur lourde de conséquence, comme nous le verrons plus tard).
A droite, en bleu : Michel Constantin se retient de faire un malheur.

Si le document nous paraît peu intelligible (Qui est donc Titi-Longs-Cheveux et Caporal Clairon ? Des Fous Locaux ?), il nous parle car il nous interpelle adoncques, il fait sens. Car au niveau du vécu, il véhicule du lourd qui envoie le bois. L’auteur se soucie comme d’une guigne Béart de versifier. Il atteste en premier lieu de l’unicité de la singularité dans un champ donné – l’entour et l’en-deçà de Morschwiller-le-Bas. Que des turlupins qui ont arrêté leurs études en cinquième puissent remettre en question l’authenticité du morcif’ est un déni de réalité. C’est pas possible d’être aussi bête. Oui ! C’est fortiche. On dit que Victor Hugo (Lui-même) et Robin des Bois (Tel qu’en lui-même Robin Hood) ne tarissent pas d’éloges sur cet à-peu-près de bout-rimé.

La Chanson Françoise n'est pas facile. A peine croit-on la saisir qu’elle se dérobe. Elle effarouche, on le devine, les tenants de la Pensée Unique (maints Germanopratins et Champenois Peu Pouilleux plus prompts à hurler avec les mous que d’abominer le politiquement correct se reconnaîtront dans ce portrait-charge et pleureront des larmes de sang. Les cuistres ! Ils ne l’auront pas volée, leur rouste !)

COMPLEMENT DE DOSSIER
D’une facture plus contemporaine, la Chanson Françoise témoigne d’une opiniâtreté à dire le disant et le dicible en se riant des chausse-trapes de l’antitouisme dialectique d’un Duteil ou bien d’un Philippe Lavil (On sait dans quelles impasses l’étroitesse de cette idéologie a mené ces deux fomentateurs de troubles !). Il faut bien avouer que la chanson qui vient (Descartes n’eût pas désavoué) est de très haute facture et qu’un Brueghel Le Jeune... (la fanfare municipale coupe le micro)

La vérité sur la Chanson françoise

À ceux qui réduisent l’art à la science,
Je dis : tentez ces expériences.
Trempez la main dans l’acide chlorhydrique,
Écrit-elle vers plus esthétiques ?
Coupez-vous la tête à coup de hache,
Votre diction y gagne-t-elle en panache ?

Morbleu ! je réitère l’affirmation,
Emphase et mortadelle et Philémon,
La vie d’artiste ne s’réduit pas aux formules,
Des page-turners Yvette et plume dans l’homoncule

REFRAIN
Caaaaaaaaaaar…
La chanson françoise est unnneuuu question d’âme,
Une question d’flamme,
Une question d’drâme
Caaaaaaaaar…
La chanson françoise égaie la femme,
La mienne,
La vôtre,
Et celles qui se passent d’homme.

Ha ! ternes ritournelles couleur taupe 50,
Refrains cliniques, couplets de fiente,
Çe ne mérite même pas qu’on l’télétruche,
Ça f’rait tourner l’côteau rosé dans la huche !

Rompez les rangs ! Le verbe est anarchis’,
Comme dans la photo ci-contre,
Et à bien y regarder, le complément antimilitaris’,
D'ailleurs il ne porte pas d'montre,
Ne disons rien du sujet d’la sentence,
Sus aux gendarmes et fier gibier d’potence.

Ha ! maintenant !
Faites zavancer zavancer la zizique…

REFRAIN
Caaaaaarrrrrr…
La chanson françoise libère taga
Elle rue tabaga,
Et passe taga
Caaaaarrrrrr…
La chanson françoise ne connaît pas d’partition,
Encore moins d’maître et crie :
Révolutiooooonnnnnn-kof-kof-kof.

Caaaaaar la Chanson françoise,
Fume trop, hélas,
Et ne laisse pas son fond,
D'verre au patron.
Il ne manquerait plus qu'ça !

Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap
Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap
Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap-Clap

Les communications téléphoniques sont soudain coupées avec l’Ouzbékistan. Un satellite militaire d’observation déserte de son orbite géostationnaire pour les anneaux de Saturne. Des bruits de succion et des cris de jouissance ensemencent l’écho des cloches de l’église à minuit pile-et-rac. Horreur ! Il y a pénurie de houblon bulleux au bar. Vite ! On monte les tonneaux de vin bagarre.

Dans votre demi-lune tremblant à travers le fog des culs de bouteille, vous souvenez-vous de Dalida, la petite cuiller qui, rêvant d'être un fromage blanc, découvrait sa véritable nature de tondeuse à gazon (voir Hommage à la chanson françoise III : de Baby Love à Amsterdam) ? Vous êtes bien oublieux ! Mais, cuiller ou tondeuse, elle demeure cœur d’artichaut. La voilà qui s’emballe pour une fière bouilloire.

Un amour aluminium
(André Péchiney/Pétra Brick)

dalida la tondeuseDalida, voir photo ci-contre,
(oui, ça fait partie de la chanson)
Dalida, depuis que tu ne tourne plus,
... Dans les tasses,
Tourner, tourner,
Le café dégueulasse,
Tu fais tourner ta lame coupante,
Tu étêtes l’herbe affolante.
(Le Syndicat des cafetiers proteste : comment les clients auraient-ils pu touiller leur café avec une tondeuse à gazon en lieu et place d’une petite cuiller sans s’apercevoir de la supercherie ?)

Oui mais ton cœur métallique,
reste à jamais mélancolique.
Sais-tu que les passions interdites,
Sont à l’amour ce qu’au soleil est la marguerite
(La chorale municipale reprend son souffle et vitupère la longueur excessive des vers. Heureusement se profile le refrain)

REFRAIN (voir ci-dessus)
Dalida ton cœur saigne du plomb,
Fondu du noir de l’illusion.
Dalida sous ton capot après l’automne,
S’annonce le véritable amour aluminium.

Remisé dans un sombre garage,
Moteur noyé d’chagrin et roues en rage,
Soudain ! Un éclat perce la nuit noire.
Par les forges antiques ! Serait-ce une bouilloire ?

Ton démarreur est aux aguets,
Tes lames tranchantes bien à l’arrêt,
Tu murmures vroom-vroom pleine d’espoir,
Réponds-moi, ô noble bouilloire !

REFRAIN (on ne vous a rien demandé)
Dalida, tu est plus bielle que tu ne le crois,
Tu sors de chez Black & Decker, de surcroît,
Dalida, ne soit pas si tarte aux pommes,
Découvre l’immense amour aluminium.

Bien vite dans l’ombre la bouilloire frémit,
Et de son bec une douce vapeur jaillit,
En un panache prometteur,
aguicheur, timide, sexy, transi, coquin, tapageur,
enfin rompre la solitude sans passer par les petites annonces
(La chorale proteste avec véhémence : c’est inchantable, on perd rime et pied, le chef de chœur en a mangé sa baguette, le public gronde)

Depuis ce jour au fond du garage,
D’étranges bruits, toute la nuit, oui, se propagent,
Etranges destins où deux êtres solitaires,
Rêvent de mariage à Morschwiller,
Voir photo ci-dessous leur voyage de noces dans le désert.

bouilloire dans le désert

Couple original et onirique,
Métal contre métal comme âmes amantées,
Bouilloire et tondeuse étincellent électriques,
La belle histoire que voilà chantée.

REFRAIN (final avec pleurs d'artifice)
Dalida, reine des rêves de Bouilloire,
Et rejetée des mains des hommes,
Tu as franchi les fleuves noirs,
Pour les plages de l’amour aluminium.

Hélas, une partie de l’auditoire, dont on se demande ce qu’elle fait là plutôt que de se jeter du haut du ballon de Guebwiller, se goberge et crache dans le pichet de rosé, moquant l’inconséquence et l’instabilité du sillon gravé dans les virages serrés de la gloire consacrée écran plasma. C’est la césure qu’on hémoustache, crie l’un. Une rime-cocarde !, exige l’autre. Clairon, infanterillage, flashball-dance, menace un troisième. C’est alors que surgit de derrière le rideau le fantôme de Jean-Paul Wurth, monté sur un cumulo-nimbus, le tour des yeux noirci au charbon de l’ouvrage nocturne. Son bras se tend et ses doigts vaporeux lancent des éclairs qui foudroient sur place les mal-en-pîtres. D’une voie venue de plus bas que les enfers, tournez à gauche, puis à droite au premier feu, il certifie au bureau des déclamations :

Papon de la Ravière Ouille...


Hallo ! L'ordre nouveau brille, brille, brille...
Hallo ! Il nous faut pondérer les impapondérables...
Hallo ! Nous ranger aux diktats du dernier caudillo
En vogue... Hallo, s'abstraire dans le travail
Afin de garantir un monde pur dont le durable
Développement ne se fera pas sans sacrifices.
Les bouches inutiles crèvent la gueule close...
Les ordonnateurs exigent que nous exsudions notre viande
Sur les pavés numériques. Avec nos gros bides
Nous v'là beaux!

(Sur un air connu Le Pont de la Rivière Kwaï)
Hallo ! Papon Ravière Ouille !
Hallo ! Papon Ravière Kwaï.

Hallo ! Dans la bagnole le bulbe surgonflé, nous v'là du coup virils
On est vachement les rois de la fête du pétrole avec nos jambes débiles
Nos têtes molles et nos gros bides.
Et faut nous entendre avec notre jargon risible du fenestron étrange
On échange rien. Que des à-peu-près.
Hallo! Ah! Se ranger dans les voitures sous toute bannière up-to-date.
S'indigner vertement dans le courrier des lecteurs de Télé-Poche
De la dernière déprogrammation! C'est qu'on est des écocitoyens.
On roule en vélo à toute vibure le Dimanche sur les voies piétonnes.
(Refrain)...

 

La théorie de la Chanson Françoise exposée et la pratique exemplifiée, la participation de la foule notoire est désormais requise. Il s’agira de terminer le chant de façon capitaine [note : L’Académie françoise préconise ici l’emploie du mot « haddock ». Exemple : « Transporter ses bagages haddock d’âne »] en désignant par vote, façon C’te Arnaque, la chute à des couacs. Portons au pinacle :

Rigodon pour deux personnes in Morschwiller sauce dressing

 

L’air de vos tronches devient irrespirable
Et l’envie de pisser sur vos trombes irrespressible.
La connerie culmine en altitudes intolérables,
La supporter me semble just incredible
[in angliche in the text. L’Académie françoise préconise ici l’utilisation de « pas crédible ». Exemple : « La maison ne fait pas crédible ». Les cons diront tant : "juste pas possible"]

Au jeu d’l’amour et du hasard,
(virgule frappée piano-fortissimo)
Je n’ai droit qu’au hasard.
Pourquoi me rejettes-tu,
Ma Dauphi-phi, ma Dauphi-phi, ma Dauphinoise ?

Ai-je donc tant l’air d’une gerboise (tiède) ?

 

On dit qu’autour du Soleil tourne la Terre,
Mais toute ma vie prouve bien le contraire,
Car de la pouponnière au cimetière,
Toute ma vie tourne autour de Morschwiller !

 

(Du fond de la salle clapent les mains, clapent les dents, les gendarmes tirent à vue les récalcitrants. Attention, les choses sérieuse s’emmanchent)

Qu’il me serait pourtant doux,
... m’étendre au creux de ton bras,
Plus encore te regarder tandis
... que tu enlèves tout l’bas,
Sauras-tu avant que le monde ne finisse
(voici le moment crucial. Pour rappel voir ci-dessus)
A/ Goûter enfin à ma saucisse
B/ Te faire baiser comme une génisse
C/ M’aimer sans plus aucun artifice.

Le choix du vers est soumis à la clameur populaire.
Le verdict de l’applaudimètre à l’insu du scrétin est :
« Racheter un tube de dentifrice ».

 

GLOSSAIRE
Roupie [rou-pie] s. f. Humeur qui découle des fosses nasales, et qui pend au nez par gouttes. ♦ La jeune paysanne crache sur son menton ; elle a au nez une roupie gluante qu'elle essuie avec sa manche, FÉN., t. XIX, p. 5 HISTORIQUEXIIIe s. ♦ Meuz [mieux] vaut rubye par b, Ke ne fet rupie par p ; Se bourse eüst taunt de rubies Cume li nez ad de rupies, Riche sereit...., WALTER DE BIBLESWORTH, dans PALSGRAVE, p. 28 XVIe s. ♦ Frere Jan, oustez ceste roupye qui vous pend on nez, RAB., I, 40 ♦ Une multitude de singes cornus.... lesquels ont toujours la roupie au bout du nez, comme nouveaux mariés, ALCRIPPE, Nouv. fabrique des excellents traits de vérité, p. 35 ♦ De me lever à peine viens-je de, et l'heure de faire roupie ch'est déjà, Elvire Ovinègre, L'Or en Dés ♦ ÉTYMOLOGIEBerry, ruiche, rouiche ; poitev. russe ; bas-lat. ropida, dans un texte du XIVe siècle. Origine inconnue. 
Sansonnet [san-so-nè ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie aux wards: des san-so-nè-z en cage ; sansonnets rime avec traits, succès, paix, etc.] s. m.  1°  Oiseau noir, semé de taches fauves, qui apprend à siffler et même à parler ; dit aussi étourneau, Sturnus vulgaris, L., famille des passereaux conirostres.  2°  Poisson de mer, espèce de petit maquereau. Nom à Paris du roblot. ÉTYMOLOGIE Dimin. de Samson : le petit Samson, par plaisanterie. Plusieurs noms d'hommes ont été donnés à des animaux, pierrot, jacquot, etc.

Mis à jour ( Mercredi, 01 Février 2012 11:38 )  

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