Le lecteur se souviendra avec profit des disco-paradisiaques hommages à la chanson françoise n°1, n°2 et n°4
Avant même l’ouverture des portes se répand une odeur de souffre, descendue de la ligne Bleue des Vosges en TER spécialement affrété. Ceux qui possèdent des billets tambourinent contre les prostates avec des têtes de porcs persillées, se lancent des pots de yaourt périmés à la figure et pissent droit vers le soleil pour créer des arcs-en-ciel. Les malheureux dépourvus de sésame ferment leurs gueules, s’agrippent aux barrières de protection et, armés de crochets, tentent de ramener à eux les plus chanceux, dont certains gisent ensanglantés sur le tapis rouge.

Ci-dessus : Les habitants de Soppe-le-Haut, menés par la fanfare municipale,
vident le village dans l'espoir (incongru) d'apercevoir Julia Baby Love (voir ci-dessous)
Une fille aux longues tresses germanopratines s’assied sur les marches, entre deux hercules sécuritaires, hurlant entre ses sanglots sa disgrâce de ne point pouvoir entrer, et se verse le contenu d’un bidon d’essence sur le corps ; elle craque une allumette et s’enflamme. Mais ses larmes torrentielles ont tôt fait d’éteindre son incendie. Aussi les hercules sont-ils contraints à plusieurs reprises de verser à nouveau du carburant sur son corps et de lui prêter un briquet afin qu’elle se consume d'amour enchiennée jusqu’à l’halali.
Les colossaux battants de la salle des fêtes de Morschwiller-le-Bas s’ouvrent enfin et la foule se prosterne spontanément devant ce monument au Bon Goût et à l’Art François. Puis, elle se relève d’un même mouvement et se rue à l’intérieur, mêlant les fragrances de ses parfums et de ses intimités aux envolées des fils de soie lointains-orientaux. Au premier balcon, drapé dans les feuilles de la vigne vierge millénaire qui soutient tout l’édifice, le fantôme de Jean-Paul Wurth attend en jouant aux osselets que l’ancien maire décède sur scène pour transcender son évanescence.
Le conseil municipal au complet veston transe en scène, où M. Loyal s’égosille (s’égosille, Royal ?) et, croulant sous les brassensées de fleurs, s’égarogorille au micro, introducing le chœur et l’orchestre de l’Armée du Gros rouge. Battez des mains et dites « Oh ! oui ».
Ci-contre : le fantôme de Jean-Paul Wurth, entouré de la fanfare municipale, appelle à en finir avec la Sonnerie aux morts car il a rendez-vous à Amsterdam.
NAINTRODUCING LE PREMIER ACTE (Gla-hup, Stand-Hutte, Sandale for you eyes) :
L'histoire de la petite cuiller qui rêvait d'être un fromage blanc
[Je sais ça fait un peu long comme titre de chanson. J’aurais pu l'intituler du nom de la petite cuiller. Mais ça ferait ridicule d'appeler une chanson "Dalida", non ? ]
(by Laure Fulk / Claude Lalouche)
Etait une fois une p’tite cuiller,
qui tournait dans l'café, dans l'café, dans l'café,
Où sont les semoules et choucroutes d'hier,
où pédaler hiver comme l'automne vient d'arriver ?
Mais je ne suis qu'une cuiller en inox,
Se lamentait in peto Dalida (that's her name),
Je peux bien faire des cures de Botox,
Des couscoussiers je ne serai jamais le dada.
REFRAIN (with snif-snif inside) (solo de confit de canard aux échalotes) Un grand manche en pinçait à sucre pour ses arguments, REFRAIN (again) (Pont avec nervous breakdown rythmique et six mois d’hosto) Ha ! Dalida ! Ne vois-tu rien venir à l'horizon ? APPLAUDS avec ovation deboutoire et bissage répétitant.
What a shame to be born a spoon,
Mais dans la vie tout se tasse,
Cesse de pleurer petite cuiller,
Ton ventre rebondi, tes fesses à l'air,
Tellement suave quand tu fends la glace,
When you wanna rocket to the moon.
Un couteau à pain pour elle se suicidare-dare,
Mais rien (woho-ho-ho), rien ne dalidait Dérida,
Dans le dessert depuis trop longtemps.
Everything is gonna be allright,
Sèche tes larmes petite cuiller,
Car dans le torchon tout est bon,
Tu vaux mieux que la gratounette,
dont à l‘ENA l'éponge est chaussée.
But beware ! The wolf is de sortie in the tonight.
Que te disent tes quatre roues, ton moteur, ton filtre à air ?
Damned ! Tu ne serais donc pas petite cuiller,
Mais une véritable tondeuse à gazon !
Une colonne de fleurs s’écrase sur scène, tuant net M. Loyal. Au Chili, à l’exact antipode de Morschwiller, un séisme de magnitude 12 ouvre des cratères d’où s’échappent des fumerolles de Sardou grillé (dans une prochaine partie, nous vous conterons l'histoire de la tondeuse à gazon qui voulait être un fromage blanc).
Julia Sugar Baby Love Tonight
Barbe-de-Cocu, Avec la danse des canards de la chenille, Triiiiiiiiiiiiiillles TRIIIIIIIIIIllles Papa-Oom-Yeah Yeah Up-Up-Hoop-La-La-De-Da Fighting to stay a baby love in the flashy morning (‘till the end) Dedicated by special request from The Fool Andy Lear to Julia The Baby Love (from the flashy morning) Julia was not very jolie,
Ce serait extra-bouloir,
Si tonight nous eu-eu-ssions dansé vouloir,
Ah! Ah! Ah! Ding-Dong! Ring-A-Ding!
Comme aux jours premiers,
De notre fol amour,
Tu te vêts Sugar,
D'une robe de bric de broc,
Pour twister le mainstream rock!
Nous rivalisons de voltes gymniques,
Sur de la musique satanément dynamique,
Et tu ris z'en de coruscantes et tympanisantes trilles.
Ci-dessus : D'acortes alsaciennes cueillent des fleurs de bouilloire pour les offrir aux membres
de la fanfare municipale (au centre : le fantôme de Jean-Paul Wurth enfant)
(ou l'histoire triste et belle de l'impossible amour d'une femme qui se prenait pour un salmonidé et d'un personnage dont on ne sait pas grand chose véritablement à part son prénom)
(Interprété par l'orchestre du Ta Bouche, sis in Saint-Germain-des-Pieds, dont la devise est : C'est pas sur trois accortes qu'on apprend aux Germanopatins à faire du punk)
C'est bon, on peut y aller maintenant ?
And when she went out at night,
She used to wear a strange truit mask,
A truit with les yeux en Marc Almond
(nappe de claviers à carreaux vichy ;
choeurs aigus : powww-hou-hou-paaaaauuuuuullll)
Nobody n'a jamais vu son visage,
Et pourtant je vous le dis,
(choeurs aiguisés : hou-hou-hou-houuuuuuuuuuuuuu)
Sous le masque, ce n'était pas, ho ! non !
Gaston Deferre,
Elle n'était pas laide la découverte
(choeurs aiguisés : powww-hou-hou-paaaaauuuuuullll)
Oh ! Julia you don't have to put the red truit mask tonight, Oh ! non, Julia tu ne devrais pas ! Soudain, l'ambiance canicule d'un cran. Des ouvriers métallurgistes démontent la dame de Fer boulon par boulon, tandis que de vieux soudeurs des beuh-fonds henissent au muid sans Lune. La buvette évite de justesse la sortie de route après trois tonneaux. Jean-Paul Wurth lance d'inaudibles imprécations condamnant les pisse-froids au vinaigre éternel et compassant les chaudes-pisses dans le sens du poêle amazone. Armée d'une masse d'arme, la marquise Touva de l'Avaux-L'eau cogne sur le chef d'orchestre et la partition dégénère en Bagarre Générale. Le Vin Bagarre sur l'air de La Bagarre de Qui Vous Savez Il circule dans les travées les vapeurs diaphanes de ces âmes innocentes explorant les tripes à la mode et quelque salaison jardinière. Sous les APPLAUDISSEMENTS, permanents depuis que la bouilloire a sifflé trois fois, d'un public qui en redemande de grâce, la fanfoire municipale reprend du tonus et plante l'étrille à même le conduit auditif, cordes, vents et gorges déployés, couvrant quasi les cuivres astiqués jusqu'à ce que le dernier rang vitupère : t'as pas cymbale ? Le pompier de service fumigène l'iconoclaste et les petits producteurs laitiers certifiés s'avancent sur le parti rouge. La vache d’Amsterdam Qu'elle était verte ma prairie, Poing sur la table môssieur le maire, Le véto réserva son pronostic, Ils voulaient me béqueter ma blancheeeeeettttttttttteeeeeeuuuuuuuuuuu ! Sûr que son cantal était fendard, Il nous fallut bien plier bagage, Adieu cantal ! C'est alors que les forces de l'ordre, déboussolées, plient bagages et prennent de concert un ticket pour le Brésil sur une compagnie nationale. On voit un juge d'instruction s'échapper en sautant à travers la fenêtre et retomber séant sur son cheval, puis partir Outreau, Outreau, au galop, chasser le galopin et le curé de compagnie des wagons-lits. Ha ! l'entrejambe de ces gens-là ! Ha ! L'entregent de ces jambes là ! La neige quitte ne lac Majeur en descend toute majesté fondue vers Morschwiller aux cieux clairs et à la peau d'ours. Je délinque C'est énorme. Malgré cela, je veux du super… Aucune foule n'aurait résisté à telles enguirlandes, illuminaisons et enluminaumurs, aussi est-ce sans surprise que la Terre commence à se fissurer et que le globe tombe le manteau et se lézarde de toutes parts. Si ce doit être la fin du monde, elle promet d'en mettre plein la vue plutôt que se morfondre à tourner de plus en plus près du Soleil mon automne. Car si l'existence est dépourvue de sens, au moins en connaisons-nous désormais la direction, puisque toutes les routes de la Terre, oh yeah !, nous ramènent in da house à Morschwiller (for the tonight et jusqu'à l'aube). L’éternel retour Je reviendrai z'à Morschwiller, Car dans mon coeur il reste maire, REFRAIN Oh ! dans ma mémoire de ce village, Son priapique clocher surveille les champs, REFRAIN (solo de lancer à truite esché au vers de terre sur hameçon n°14) Viens dans mes songes mon doux village, Même sans maquillage, sans décorum, REFRAIN Quoi d'autre ? Hommage à la chanson françoise 1 : via Morschwiller-le-Bas
My love izzzzz flashing in the wintheringwight*
[* remarquez que, à peu de choses près, ça aurait pu signifier quelque chose]
Oh ! Julia, don't you see Schubert is crying the rain,
But the truit will never go Bach to the river.
(solo de fumigène et envoi de paillettes multicolores)
Confondre la coupe et l'accro,
Les érections monumentales et les interdits pontificals**
[** je vous emmerde si vous avez quelque chose à redire à ce sujet]
Oui ! la coupe au…
et l'Acro…
(hou-houhou-wooo)
… Paul !
(Voir Guy Béart François)
(Michel Malappris/ Jacques Grosveau/ Jean-Denis Alidé/ L'Incohérent)
Si vous cherchez l'Vin Bagarre
Vous êtes venu à la bonne place.
Si vous cherchez l'Vin Bagarre
Titrant douze treize quatorze
Ou bien Absinthe Soixante Douze.
Je vous le démontre.
J'avoue que l'Vin Bagarre
Je ne suis pas contre
Même pas peur!
Je dirais même
Que je l'absorbe Yeah Yeah
C'est un plaisir.
D'accord, les gars
J'vais vous casser le nez!
Armagnac! Bois Un Coup.
Si c'est pas pour l'Vin Bagarre
Alors c'est pour mon tetra-brik
De Onze Goulou. Je vous déclare :
Chez moi, j'ai bu comm'une bourrique
Mais avant il faudra
Vous en passer. Mâche-Noix !
Je vous prends les crétins
Un muid de Vin Bagarre à la fois
Même pas peur!!!!
Je dirais même
Que j'aime ivrogner
C'est un plaisir
D'accord, les gars
J'vais vous casser le nez!
(ou les aventures stupéfiantes des pâtures-luri-don-daine-ding-dong)
("ding-dong" est une intervention inopinée de la cloche de la vache qui a bougé au moment où le photographe appuyait sur le déclencheur)
C'était le paradis de ma vache qui rit.
Les paysans disaient qu'elle était folle
[choeur antique :
Avec leurs gros sabots,
Ils ont des sabots ronds,
Vive les trous du fond]
Se tordait comme si sniffait d'la colle.
Si fort qu'on réunit l'conseil municipal,
Des fois que les moutons attrapent le mal.
Fait mander le service vétérinaire.
[les adultes responsables sont priés d'éloigner les âmes sensibles, les grands-mères clapotantes tel le lac sous la brise légère et les marmots de moins de huit mois]
C'est vrai que je ne pouvais plus la traire,
Elle se meuglait en quatre, refusait de se taire,
Des pis sortait directement du cantal,
Avec le plastique et le code barre qui l'emballent.
Evoqua la soudaine ivresse des pics,
Par précaution, il voulut en faire du rosbeef,
Saine et saignante, la vache est olpif !
[L'amicale des copains de l'école primaire quête dans les rangs au comble du suspense]
[bis exclmatita brellum]
L'empêcher la bonne herbeuuuu de brouter !
Le pré que j'avais moi-même ensemencé !
Au mètre carré, cent grammes de têtes !
[le choeur : Hooooooooooooooooooo !]
Mieux que des boulettes, de véritables barres,
Mais à fumer quel dur labeur,
Même bien roulé, le cantal fond à la chaleur.
Nous partîmes pour un grand voyage,
Une nuit de train et bonjour Amsterdam,
Quoi de mieux qu’un port pour une vache ?
[attention, concentré de trapèze volant en l'air de Mexico]
Amsterdam !........
AMSTEEEEEÊÊÊÊÊÊÊÊRRRRRDAAAAAAA-HA-HA-HA-HA-HAAAMMMmmmmeuh
Blanchette coule de l'édam.
Pendant que les touristes goûtent les boulettes,
Moi je m'empiffre de mimolette !
ci-dessus : les boutiquiers au désespoir attendent le chaland après rénovation de la devanture,
mais les denrées périssent sur les étals, car toute la population valide gigote yeux et genoux
à la salle des fêtes de Morschwiller-le-Bas. Au premier plan, à droite : le chat de la mère Michel.
Enchaîné sans interruption comme dans une discothèque…
Notre appareil dentaire HIGH LIFE- prothèse haut, prothèse bas-…
Nous donne du fil à tordre le cou…
Cela est perruque, perrin-dandin, appellatif…
La perquisition à DoMiSiLaDoRé…
Fait chou blanc. Les clergymen se rétractent.
Les clercs dans un ciel d’airain sonnent le clairon…
L’opinion n’est pas plus avancée…
Enchaîné comme dans une discothèque,…
Criailler est le fréquentatif de crier…
Je n’en disconviens pas…
La discipline, rapport entre le chef et les subordonnées, mortifie…
Décati dans les dépendances…
– Je ne suis pas devin ! –
Expiatoire victime de la circulation, je module mes phrases…
Bon cheval de trompette,…
Délires consolatoires, épîtres de revendications,…
Je mange la consigne…
La sublimité, la subalternité !
Je délinque sur la bande d'arrêt l'URGENCE.
Enchaîné sans solution de continuité comme dans une discothèque,…
La débâcle des déambulateurs, le chasse-cousin idéel,…
Le fourniment des pharmacopoles, la détonation de matières fulminantes…
Il y a eu mort d’homme…
Je ne suis pas devin…
ci-dessus : la fanfare municipale désintègre la foule en attaquant le dernier couplet
de la Marche morschwilleroise et vitrifie les élus locaux et internationaux,
envoyant le crémant jusque dans les champs de cassis.
(Une chanson de Missel Berné et Jolie Alitée,
dédiée à tous ceux qui partent pour mieux revenir.)
Ouvrir mes poumons au grand air,
Je retrouverai ma douce hutte,
Au souvenir de Jean-Paul Wurth.
Et les années n'y feront rien,
Ni les élections ni la colistière,
Qui brisèrent si grand destin.
L'éternel retour n'est que départ éterneeeeeeeeeellll(leu)
Car qui s'en va déjà à tire d'aillllll(leu)
Bientôt reviendra comme l'hirondeeelllllllllle(leu)
Demeure sa rocade, son lycée, son garage,
Et jamais once de colère,
Ne ternira jamais mon Morschwiller.
La déviation mène au lotissement.
Qui saura dire tant de mystères,
d'un amour comme fils pour père ?
L'éternel départ n'est que retour éterneeeeeeeeeellll(leu)
Car qui rêve de se faire la bellllllllllle(leu)
Bientôt retrouvera sa damoisellllllllllllle(leu)
Qui jamais ne subit du temps les outrages,
Tes balcons fleuris, tes géraniums,
T'embellissent sans cesse avec l'âge,
Sans ton église, son harmonium,
Toujours je reviendrai z'à Morschwiller,
Duusé-je faire le tour de la Terrrrrrrrrrrrrre(reu),
Je ne trouverai repos qu’en ton cimetière.
L'éternel retour n'est que départ éterneeeeeeeeeellll(leu),
Et tu peux bien partir à Compostellllle(leu),
Au Haut-Rhin tu restera fi-dèllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll-LLLLLLLEUUUUUUUUU
Hommage à la chanson françoise 2 : De Seppois-le-Bas à La Tringle-à-Rideau en passant par Unico
Hommage à la chanson françoise 4 : Jouvinezza dans ta maudite hutte finale !
pour porter tout nu l'auteur de cette chronique ou le massacrer à coups de pelle à gâteau,
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