
La messe juive The Kol Nidre arrangée par David Axelrod et ses Electric Prunes à la sauce psyché, ça donne un album dans lequel les orchestrations classiques sont soutenues par une basse clinquante limite funk, une batterie qui sait claquer comme un coup de trique et au coeur de laquelle s'intercroisent des éclairs de fuzz psyché-acide comme au meilleur de l'année 68.
Ce qui tombe bien puisque c'est de cette époque que date ce disque très court (à peine 25 minutes) mais sans une seconde de trop. Bon, de temps en temps, on entend bien des "Amen" résonner dans les cordes vocales enchâssées sous le gouâtre du chanteur, mais en fait on s'en fout, ça n'est pas pour ça qu'on écoute l'album mais pour sa musique (en fait).
Et question musique, pour moi, c'est une formidable réussite de ce mariage (classique-rock) qui sur d'autres disques est le plus souvent hasardeux, pompeux, grandiloquent, voire terriblement chiant (cela dit, je ne connais pas tous les albums qui ont mélangé les deux genres - et pour cause - et ça n'est que mon avis d'à moi).
Pour plus de détails, hasardez vous sur cette chronique (en anglais) ou sur la page de Wikipedia consacrée à l'album (en anglais itou), voyez ce site dédié à The Electric Prunes (non, non, pas en français) ou leur site qui semble officiel (mais ne semble pas non plus en français).
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