poin-poin
Bannière

 
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Dressez vos esgourdes Hip Hop-Reggae-Dub Hip-Hop 1 : CYPRESS HILL - Black Sunday -1993

Hip-Hop 1 : CYPRESS HILL - Black Sunday -1993

E-mail Imprimer PDF
Le hip-hop, c'est deux platines, un micro et c'est tout. Two turntables and a mic comme on dit en allemand. Voilà le postulat de base les amis. Aux platines, on a un olibrius qu'on appelle le DJ, et au micro le MC, à savoir le Master of Ceremony (mais ne vous inquiétez pas, le ton "je m'adresse à des pensionnaires de maison de retraite" va s'estomper au fur et à mesure). Par contre (et au risque de passer pour un fumiste), je ne retracerai pas l'historique du hip-hop car ce serait non seulement fastidieux mais bien présomptueux de ma part, je vous propose donc cette page Wikipédia plutôt bien faite, à défaut de quelque chose de plus underground, mais bon, ça fera très bien l'affaire, c'est pas mal gaulé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rap
Que les personnes qui commencent déjà à bailler aillent se dégourdir les jambes dans le couloir (sauf celles qui n'ont pas de jambes bien-sûr).
Dans ces quelques papyrus électroniques, je me contenterai donc de proposer quelques titres ou albums pour découvrir un peu plus ce genre, qu'on finit par mépriser tant sa saveur originelle s'est éparpillée dans tous les sens, diluée dans la pub, le R&B, la variété et le hip-hop lui-même...
Car le hip et le hop ont une saveur toute personnelle, même si leur base repose sur d'autres musiques comme la soul, le rythm & blues, le funk, le disco, puis un peu plus tard l'électro, les bandes originales de films, les musiques latines, africaines, voire même le métal, l'indus et le classique (il ne manque que la bourrée auvergnate... Quoique, on a eu Manau). Mais le rap repose avant tout sur les textes et le flow du MC. Bon, que les personnes âgées qui ont sommeil aillent plutôt en salle de repos, j'en vois qui dorment au fond. Je ne compte pas non plus parler chronologiquement des albums, mais uniquement au gré d'un "je fais ce que je veux" assez péremptoire, voire totalement revêche (un peu comme la chouette).
 
 Ainsi, nous parlerons aujourd'hui de Cypress Hill, gang originaire de South Central, Los Angeles. Le groupe est composé des rappeurs Sen Dog (d'origine cubaine) et B-Real (d'origine mexicaine), du DJ Lawrence Muggerud a.k.a. DJ Muggs (d'origine italo-américaine) et du percussionniste Eric Bobo (d'origine afro-américaine). Le groupe choisit Cypress Hill comme patronyme, du nom d'une rue traversant South Central (une info capitale que je suis allé gauler sur une bio quelconque car je n'ai jamais foutu les pieds à South Central bien entendu). En tous cas, ça n'a pas l'air de rigoler quand on voit la tronche des mecs, pas tant des membres du groupe que les gangsters tatoués au milieu desquels ils évoluent. Les lyrics parlent de dope (Cypress Hill n'ayant de cesse de "promotionner" la marijuana sous toutes ses formes), de flingues, bref de la vie des quartiers pourris de Los Angeles. Mais étant donné que j'y passe rarement mes vacances, j'éviterai d'en parler d'avantage, afin d'éviter les clichés dont je vois déjà dépasser les gros sabots de derrière les rideaux. Gros sabots que les Cypress Hill n'hésitent pourtant pas à enfiler, arborant têtes de mort (iconographie qui n'a rien à envier au métal le plus sombre), feuilles de ganja, flingues et tatouages tribaux. On pourra gloser sur la pertinence de cette surenchère d'imagerie violente mais il apparaît que celle-ci ne fait que refléter le quotidien plutôt hardcore de ces communautés issues des ghettos de L.A., où les enfants sont biberonnés au Uzi dès le plus jeune âge et où la fierté communautaire a remplacé la honte d'être mis au banc de la société.
 
Si Cypress Hill est un groupe 100% hip-hop, il n'en demeure pas moins qu'ils élargiront leur palette sonore en collaborant notamment avec des formations comme Anthrax, Pearl Jam, The Rollins Band ou Sonic Youth. Ils feront également les premières parties de Rage Against The Machine, enregistreront Skulls & Bones (2000) sous la houlette de Chino Moreno (Deftones) et enrichiront leur son de scène grâce à l'apport d'un "vrai groupe". Pas évident cependant que Cypress Hill ait gagné à noyer son hip-hop dans le néo-métal, c'est pourquoi j'ai choisi de n'évoquer que Black Sunday (1993) qui est leur deuxième album et accessoirement leur plus gros succès commercial, puisque c'est avec des titres comme "Insane In The Brain" et "I Ain't Goin' Out Like That" que le groupe touchera le jackpot et finira par remplir les stades. On peut trouver ici un titre de Black Sunday interprété sur scène par Cypress Hill version "groupe de stade".
 
 DJ Muggs quant à lui, travaillera également pour des formations proches et issues de la même scène, comme House Of Pain ou Funkdoobiest. En 1997, il mettra sur pied son projet solo intitulé DJ Muggs Présents... Soul Assassins, albums inégaux auxquels participeront le Wu-Tang Clan, KRS One ou encore Mobb Deep. Muggs possède une patte personnelle et immédiatement identifiable, à l'instar d'un DJ Premier (Gangstarr).
 
Et maintenant, place à la musique, comme disait Jacques Martin. Ci-dessous, quelques pistes pour découvrir le Cypress Hill cuvée 93, univers macabre contre-balancé par les voix atypiques et nasillardes des deux rappeurs, distillant leur humour noir sur des beats dark et implacables. Vous êtes bien-sûr priés de mettre la sauce.

 
 
 
Discographie
 
Cypress Hill (1991)
Black Sunday (1993)
III: Temples Of Boom (1995)
Unreleased and revamped EP (1996)
IV (1998)
Los Grandes Exitos (en Espagnol) (1999)
Live At The Fillmore (2000)
Skull and Bones (2000)
Stoned Raiders (2001)
Till Death Do Us Part (2004)
Mis à jour ( Dimanche, 03 Août 2008 17:11 )  

Poin Flash

LA ZICMUCHE, le "blog lamentable", les girafons... Rejoignez LE FORUM POIN-POIN.

 

MIXTAPES Nouveau !!! La Battle Mixtape JeanRhume vs Cidrolin - la Battle Mixtape Waka vs Rhume / Et toujours : la Mixtape Poin-Poin 1 - la Mixtape Poin-Poin 2 - la Battle Mixtape JeanRhume vs DJ Duclock

 

POLAR et science-fiction: c'est le thème du 10e numéro de L'Indic, l'excellent "noir magazine" (avec détours par le manga et la littérature policière chinoise). Feat. JP Andrevon, F. Mizio, C. Leboulanger, T. Marignac... Sommaire ici.

 

VAPEUR MAUVE, le zine du site Rock60-70, consacre la couverture de son n°12 à Steve Hillage. 125 pages avec aussi Jeff Beer, Gordon Giltrap, Roger Hodgson, Denis Protat, Ganafoul, Locanda Delle Fate, Guy Segers, Voodoo, ainsi que  Bob Dylan, Mott The Hoople, le prog italien, Grateful Dead, Aerosmith, les Gypsys, Bert Jansch et des chros livres et DVD. A télécharger gratuitement ici