The Love Me Nots vous expédient en trois riffs dans une sorte d’univers parallèle rétro-kitsch mais, rassurez-vous, parfaitement rock, avec l’attitude. The Demon and the Devotee s'avère absolut rock, tendance garage-60’s. Ambiance film d’horreur de série Z (les claviers aux sons vampiresques – mais des gentils vampires). Look costard-fine cravate noire pour ces messieurs (deux), tueuse glamour pour ces dames (deux aussi).
Tarantino, qui a besoin de coller des références partout, aurait très bien pu piocher chez ce combo pour certaines BO. Bref, le groupe de Phoenix a la classe et, en plus, il pond des titres délicieusement (indie-)pop, avec la voix de tigresse de Nicole Laurenne et les grattes remuantes de Michael Johnny Walker.
Le son et l’esprit du groupe n’ont guère changé depuis ses débuts (voire la chro de leur deuxième album, Detroit). Et c’est encore Jim Diamond qui produit (le même qui a fini en procès avec les White Stripes…). Ce cocktail à la fois ultra-référencé et aguichant fait toujours joyeusement secouer l’épine dorsale et chantonner ces petits airs sensuels, bruts et pervers.
Les titres tournent autour de trois minutes chrono. Pas le temps de s’ennuyer. Un refrain qui claque, un solo qui baffe, un riff qui déblaie — c'est fou ce que The Love Me Nots me donnent envie de boire des Martini-gin ! Voilà un combo qui détonne dans le paysage et qui devrait briller en concert. Ça tombe bien, le quatuor débarque pour une longue tournée en nos contrées (à signaler la date parisienne du 6 avril en compagnie des très bons Soulshake Express, un combo hard-groovy-stoner paré d'un tout nouvel album, qui devrait également allumer sur les planches) !
Chronique du concert The Love Me Nots + Soulshake Express à Paris, La Boule Noire, 6 avril 2011

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