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Home Dressez vos esgourdes Rock & Pop AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD - Tao of The Dead - 2011

AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD - Tao of The Dead - 2011

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TRAIL OF DEAD - Tao of the dead

Lorsque le maitre à tout faire de And You Will Know Us By The Trail of Dead, Conrad Keely décrit sa nouvelle production, il dit volontiers qu'il a toujours voulu créer un album d’une seule pièce, à la manière d’un Relayer de Yes ou encore de Dark Side of the Moon du Floyd (je sais, cela frise la faute grammaticale, mais moi je dis le Floyd comme Patrick Blanc Francard... question de Pop Kultur) Bien, dont acte. Mais, personnellement, j’ai toujours pensé que ToD  avait plus d’affinité avec Electric Light Orchestra, dont ils ont coopté leurs entrées en matière d’albums énigmatiques, pompeuses parfois, mais souvent décoiffantes.

Tao of The Dead est  le septième opus du ToD, et c’est un brave mesclun de 12 titres, dont un dernier de près de 20 minutes, non pas comme au bon vieux temps du Rock n'Roll, mais comme au bon vieux temps du Prog, le  généreux, l’utopique, celui qui bottait les fesses des majors et de leurs majorettes gominés... le vrai, l’authentique.

Deux parties: d’abord Tao of The Dead, soit 11 mini titres imbriqués les uns dans les autres, avec comme dénominateur commun, le Ré (D) comme fil conducteur ; puis Strange News from Another Planet, tous habillés de Fa (F) en guise de manteau. C.Keely et Jason Reece ont, cette fois-ci, mis les guitares en avant, les acoustiques, les overdrives, nettement plus travaillées d’ailleurs, au détriment des claviers vertigineux de So Divided, par exemple. Mais, finalement, même si tout change, même si Kevin Allen n’est pas de cette aventure, même si l’on revient à ce quatuor académique des débuts, même si cette géométrie variable s’installe une fois sur deux, quels flots de trouvailles cette fois-ci encore !

L’intro Let’s Expériment est comme d’habitude somptueuse ; construite sur des tempos "ascensionnels" de riffs en apesanteur, servie par des synthés elliptiques, bref le savoir-faire du groupe… leur ADN à tous les quatre. Les titres sont comme en équilibre précaire, entre des instrumentaux voraces et les sinistres voix de Conrad. Pure Radio Cosplay s’avance masqué, avec son riff stonien ; Reece hurle et frappe ; la mélodie est acide et le traitement infligé à celle-ci va mettre à mal nos repères musicaux. Cela devient un "instrument" à la fois apaisant et stressant.

Pour Summer of all the Dead Souls, le tempo est broyé et concassé à loisir, les basses régurgitent d’overdrive alors que les synthés, tantôt accordéon tantôt méloteron, pulvérisent la mélodie. Puis un déluge de guitare s’abat alors sur nous, le pouls s’accélère, Aaron Ford cogne de plus en plus fort, plus rien ne tient debout, à la manière de The Rest Will Follow.

Deux titres émergent vraiment de ce premier tiers d’album: ce sont Cover The Days Like A Tidal Wave et Fall of The Empire, parce que construits sur des tempos très lents (ce qui est inhabituel pour ToD), bruitistes et très agréablement "foutoir", en plus d’être servis par des mélodies triomphantes.

Stange news from another Planet enfonce le clou. Je dirais même que c’est encore plus intense, avec 16’32" survitaminées. Riffs malins et  ascensions soniques et symphoniques pour Know Your Honor, une épopée sur mode répétitif. Le fondu-enchainé vers Rule by Being just nous amène effectivement  dans un mode proche de Radiohead (OK Computer) ou d’un Hawkwind (Spirit of The Age). Mais ce thème, The ship impossible et Strange epiphany sont surtout dignes du meilleur de Tags, Codes, des guitares débridées qui boostent la machine, une rythmique impeccable qui relance encore et encore sur Racing & Hunting.

Livré en version expanded avec les 11 titres de la première partie, servis dans leur mixage d’origine, l’album en son entier renouvelle les collages d’univers musicaux dédiés aux mondes virtuels, teintés de philosophies d’oracle et de propheties. Pochette, cartonnage, collage, story board, textes, dessins flamboyants, esquisses chargées et tout autre rapport à l’image et au groupe sont assurés bien entendu par Conrad Keely.

Tao of The Dead sera le défi de la prochaine tournée européenne, car il va falloir faire cohabiter sur scène ces murs de guitares et ces diables de claviers d’eglise. Le voyage du Festival Thyme continue donc.


MonEspace Trail of Dead

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Chronique du concert du 1er avril 2011 à La Maroquinerie (Paris)

 

 

Mis à jour ( Dimanche, 17 Avril 2011 21:06 )  

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