Diamanda Galas & John Paul Jones
The Sporting Life (1994)
Pourquoi cet album ? parce que c'est tout simplement l'album post-zeppelin (dois-je apprendre encore à quelqu'un que John Paul Jones fut le bassiste dudit dirigeable ?) qui rappelle le plus le fameux groupe. Et cela, cerise sur le gâteau, sans paraitre copier ou reproduire des gimmicks. 1994, 1995, c'est l'aventure No Quarter pour Page et Plant qui ont laissé Jones "dans le parking, en train de garer la voiture" (dixit le goguenard blond vocaliste). Quelques années plus tard c'est "Walking into Clarksdale" du même duo, que l'on a quand même du mal à trouver au niveau où il était attendu. Il manque de la lourdeur, de la puissance, des riffs évocateurs. Et c'est exactement ce que l'on retrouve dans The Sporting Life. Ce disque est le preuve s'il en fallait de l'influence de Jones dans le quartet. Imaginez vous quand même qu'un bassiste seulement accompagné d'un batteur me fait ici l'effet d'avoir plus de puissance sous la main qu'un mur de marshalls. Si les couilles des buzzcocks vrombissent, celles de JPJ sont des noyaux atomiques.
Mais ce n'est qu'un poin(t) de départ. Par dessus viennent se coller les extravagances vocales de Diamanda Galas, particulièrement mises en valeur par l'ascétisme de l'accompagnement (basse / batterie uniquement, voir un B3 de temps en temps). Toutes les chansons ne parlent que des salopards qui ont plantés -salement- la grande dame.
A l'instar d'un Physical Graffiti, ou d'un Zeppelin IV, les deux premiers titres sont fulgurants. Après on ne peut que s'asseoir , ébranlé, et écouter plus tranquillement.
zepablo
Lien vers un extrait live video : http://www.johnpauljones.com/multimedia/dyttm_hs.ram
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