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Home Dressez vos esgourdes Unsung heroes SWANS - Cop / Young God - 1984

SWANS - Cop / Young God - 1984

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Toujours la même histoire, je vous chronique la réédition de 1992 de Cop, des SWANS, augmentée de l'ep Young God, oeuvre séminale dans la naissance des homonymeux suisses The Young Gods.

Ces deux albums s'enferment dans une pauvreté de thèmes qu'heureusement ils abandonneront presque complètement dans quelques années.  Et même si la force de formules comme « Job to job/ dollar dollar/ body to body» viennent témoigner des capacités formidables de Gira pour l'écriture, Cop et Young God restent deux misérables galettes en dessous de ce que les Swans ont pu nous offrir par la suite.

Néanmoins, les paroles sont impeccables cette fois, un gloubilga merdeilleux de sado masochisme Burroughien, hurlées puis chuchotées puis hurlées par un Gira en transe laissant deviner le monstre scénique qu'il pouvait être en concert.

Le gros problème de cet album vient de la répétition de la formule du premier album, là, la sauce ne prend plus, la machine rouille, les fusibles pètent et personne n'a l'air de s'en rendre compte. Sur Cop/Young God, le groupe danse et s'amuse tout seul, en éludant complètement le public, ce qui est presque toujours une bonne chose bien entendu, on ne doit jamais rien laisser au public, le public n'est pas là pour dicter la conduite de tel ou tel groupe, il est juste là pour écouter et tant pis si il chie sur la musique qu'il écoute. Et e ne suis pas en train de dire que l'on doit rester underground ou indépendant pour faire de la bonne musique, non, simplement, on a rarement vu des groupes s'agenouiller devant la plèbe accoucher d'un bon disque. Prenons Korn par exemple, tout contents d'annoncer en interview qu'ils ne veulent pas «décevoir les fans» ou inversement, Radiohead, groupe mondialement connu, qui n'a (et j'y crois dur comme fer, naïvement peut être) jamais vendu leur cul et qui ont toujours suivi leur propre sensibilité artistique, avec plus ou moins de succès d'ailleurs mais, ça, c'est un autre débat.

Avec les Swans on est en plein dans cette optique là, et la majorité de la doxa, en écoutant ce disque, me dirait, « Avec autant de pré-supposé talent Monsieur John Mac Pudead pourquoi ce groupe n'a-t-il pas rendu sa musique plus accessible? ». Parce que Gira est un gars intelligent et qu'il fait de la musique pour sa propre gueule, il ne joue pas pour le public mais pour lui même. Et que les forces infernales du parti républicain se déchainent et lancent sur moi le spectre tangible d'un Saddam Hussein cornu et suintant si ce que je suis en train d'énoncer est faux.    

Je n'ai pas envie de me lancer dans une analyse psychologique bas de gamme et je ne tenterai donc pas de deviner les raisons précises qui le poussent à jouer cette musique du diable, j'ajouterai simplement ceci, si Gira a pu, dans ses premières années s'égarer dans une musique qui s'est enfoncée pendant quelques années dans un bourbier de médiocrité quasi hiptser, il s'en est aussi sorti tout seul, sans vendre une seule note de sa musique sans concession aux producteurs véreux des bas fond du mainstream putride.

Swans - Why Hide
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Mis à jour ( Samedi, 27 Février 2010 12:21 )  

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