Aerosmith s/t (1973)
Oui ce n'est pas très original mais j'avais envie d'écrire quelques lignes sur cet album et ce groupe qui m'a suivi pas mal de temps (vous noterez l'effet fan -voir rubrique attenante- c'est le groupe qui m'a suivi, pas le contraire). Tout le monde n'en rien à foutre du 12434231ème article sur Aerosmith, je sais. Mais c'est déjà un challenge de placer la barre si bas. Bon et puis c'était ça ou Twisted Sister...
Aujourd'hui je suis franchement écoeuré par la voie hard fm qu'a décidé de prendre Aerosmith après l'échec commercial relatif de Done With The Mirrors en 1985 et je crains que l'image véhiculée par le groupe ne soit vraiment pas en adéquation avec ce qu'il a pu être. Comprenez bien il y a deux Aerosmith un avant et un après la rupture entre Tyler et Perry (1978/1979). Quand ils se retrouvent on pense que tout va repartir comme sur des roulettes (Done With The Mirrors - 1985, bons titres mais mixage lamentable). Pourtant patatras le succès n'est pas au rendez-vous. Pression des producteurs ou de la maison de disque ? Envie de regagner une célébrité perdue ? je ne sais pas mais dès l'album Permanent Vacation (1987) l'option hard fm est prise, les compositions sont cosignées par le producteur ou divers auteurs, le groupe perd son âme, et pire, le succès est au rendez-vous. Quand durant les années 90 Joe Perry explique dans ses interviews qu'il garde toujours à l'esprit "immigrant song" de Led Zep pour dixit -garder la gnac- on rigole doucement (même si l'on se doute bien que l'impulsion fm vient de Tyler). Aujourd'hui Joe Perry a toujours un torse de jeune homme mais est incapable de retrouver l'esprit qui fut le sien dans les années 70. Steven Tyler est complètement obnubilé par son âge et fait tout pour rester célèbre (avec des ballades pompeuses) et jeune (avec un régime exclusif de saumon).
Mais... mais en 1972 le groupe en est à ses débuts. Il tourne énormément sur Boston et dans la foulée enregistre son premier album éponyme, une vraie réussite. Les groupes anglais dominent le monde et Aerosmith en est la réponse américaine. Pas un titre n'est à jeter. Le groupe est encore mal dégrossi mais on sent tout son potentiel. La voix de Tyler possède une chaleur qu'il perdra dès l'album suivant. Le groupe joue très blues, plus lourd que dans ses prochaines galettes. Les Rolling Stones ne sont pas loin (Write Me, Make It), ni les Yardbirds (Train Kept a Rollin' dès le LP suivant), mais ici tout est plus puissant, plus appuyé (vous me direz les Yardbirds et les Rolling Stone en 1972, 1973...). L'enregistrement est brut, le grain des amplis très palpable.
Déjà de grands classiques : Dream On (qui explosera en 1976 à l'occasion d'une réédition), Mama Kin (vous savez Guns N Roses ?), et un final funky avec une reprise de Walking the dog où Perry s'essaye aux "scratchs" médiator sur les cordes (pensez Walk This Way ou autres), et dont le groove annonce Last Child ou Get The Lead Out (Rocks, 1976). Ils essayeront de retrouver cette réussite dans Draw The Line (1978) avec Milk Cow Blues (même genre, même positionnement dans l'album).
Il reste la première composition des toxic twins Movin'out. C'est une drôle de chanson qui donne d'abord l'impression d'avoir été accouchée dans la douleur car les enchainements entre les différents riffs ne paraissent pas couler de source. Elle dépareille au milieu de l'album, mais on y découvre un entrelacement voix/guitare, électricité/folk qui sera la signature de futurs titres du duo.
Steven lâche le saumon, reprend du steak !
Aerosmith 4 poin et demi / 5
Bon et si l'on veut parler de Twisted Sister, il faut savoir que je n'en ai écouté qu'un seul album !
Come Out And Play (1985). J'entends qu'on se moque mais avec mes petits poings serrés je chantais "I'm the leader of the pack !!!" et j'y croyais. J'étais jeune et je suis toujours con.
Twisted Sister 1 poin / 5
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