poin-poin
Bannière

 
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Dressez vos esgourdes Psyché TRIPSICHORD (MUSIC BOX) - s/t - 1971

TRIPSICHORD (MUSIC BOX) - s/t - 1971

E-mail Imprimer PDF

 Quand en 1971 paraît cet album de Tripsichord (Music Box) la période la plus faste en production d’albums acid rock est déjà terminée (tout du moins en son lieu d’origine, San Francisco et la côte ouest des EU). Pourtant ce disque sorti tardivement n’en est pas moins l’un des tout meilleurs du genre et il fait partie de cette dizaine d’albums (au même titre que le Happy Trail de Quicksilver par exemple) souvent citée en exemple d’un psychédélisme débridé où les guitares, en toute liberté, brodent des tissus de notes et des patchworks de sons, au sein d’harmonies vocales westcoast et d’orgue.

L’aventure discographique du groupe débute en 69 avec la publication d’un 45t sur le label de Matthew Katz (San Francisco Sound) également manager d’un autre grand groupe san franciscain, Moby Grape. Ces deux titres sont loin, compte tenu du format single, d’être représentatifs de ce que le groupe produira par la suite. La présence du groupe sur une compilation du même label (où apparaît également It’s a Beautiful Day) laisse entrevoir toutes les possibilités et le potentiel créatif de Tripsichord (Music Box). Deux titres supplémentaires (en réalité trois mais deux constituent une petite suite puisque s’enchaînant) qui, dès ce moment, montrent le goût des musiciens pour les chevauchées instrumentales, les soli d’orgue et de guitares. Family song et ses plus de huit minutes est l’exemple type de cet acid rock qui fleurit à cette époque sur la côte Ouest des EU (à l’image de Quicksilver et ses embardées électriques et longues improvisations psychédéliques ou Mad River et ses guitares inventives, omniprésentes, évocatrices des trips hallucinogènes sous LSD). You’re the woman/It’s not good rappelle lui le Grateful Dead de Aoxomoxoa.

En 1971 paraît l’album éponyme sur le label Janus. La question reste ouverte de savoir quand il fut enregistré et même si c’est la première édition. En effet il semblerait qu’il existe une édition datant de 1970 (sur le label San Francisco Sound) dont deux exemplaires seulement sont connus mais les versions présentées des morceaux ne seraient que des demos (destinées à la promotion ?). Vernon Joynson, quant à lui, écrit, dans son livre Fuzz Acid and Flowers, que le disque fut enregistré en 1969 pour finalement n’être publié qu’en 1971 dans des versions retravaillées pour une publication officielle. Bref comme souvent et pour de nombreux enregistrements de cette époque les informations manquent. Reste l’album qui est splendide, représentatif de cette musique psychédélique, basée sur des envolées guitaristiques, dont le son et la densité évoquent tour à tour Moby Grape, Quicksilver Messenger Service, et parfois l’Airplane pour les arrangements vocaux. Cependant les titres n’excèdent pas les 7 mn et sont même ramenés le plus souvent à 4 ou 5 mn ce qui n’empêche pas de saisir dans cette musique une grande liberté créative, une large variété d’inspiration élaborées au sein de compositions richement construites tant au niveau du son des guitares (la fuzz de Everlasting joy qui tire le son vers le psychédélisme des Seeds) que des rythmes jazzy que parfois ils impriment à leur morceau (en  particulier le magnifique Fly baby).

On the last ride, le premier morceau du disque est exemplaire de tout ce qui va suivre, les guitares y sont omniprésentes, rythme complexe et pourtant d’une nonchalance très californienne, mélodie accrocheuse. We passed away, le suivant, pourrait passer pour une composition de Stephen Stills pour Buffallo Springfield. The new world dont l’intro au riff très rock laisse la place au bout de deux mn à un solo de guitare très heavy. Short older steward est lui construit sur des bases plus bluesy mais ce qui domine encore c’est la rythmique très appuyée et les deux guitares qui chacune de leur côté partent en solo tout en faisant mine de se répondre. The narrow gate commence par les accords d’une guitare acoustique accompagnée par les notes d’une autre électrique sur un rythme de percussions jusqu’à l’entrée de la batterie pour quelques mesures. Le disque se clôt par les deux titres déjà cités, Fly baby et Everlasting joy.

Le label Akarma a réédité sous les deux formats, vinyl et cd, la totalité des titres cités c'est-à-dire le single de 69, les trois titres de la compilation San Francisco Sound et l’intégralité de l’album.

5 poin / 5

 
extrait : fly baby  
Mis à jour ( Dimanche, 03 Août 2008 18:55 )  

Poin Flash

LA ZICMUCHE, le "blog lamentable", les girafons... Rejoignez LE FORUM POIN-POIN.

 

MIXTAPES Nouveau !!! La Battle Mixtape JeanRhume vs Cidrolin - la Battle Mixtape Waka vs Rhume / Et toujours : la Mixtape Poin-Poin 1 - la Mixtape Poin-Poin 2 - la Battle Mixtape JeanRhume vs DJ Duclock

 

POLAR et science-fiction: c'est le thème du 10e numéro de L'Indic, l'excellent "noir magazine" (avec détours par le manga et la littérature policière chinoise). Feat. JP Andrevon, F. Mizio, C. Leboulanger, T. Marignac... Sommaire ici.

 

VAPEUR MAUVE, le zine du site Rock60-70, consacre la couverture de son n°12 à Steve Hillage. 125 pages avec aussi Jeff Beer, Gordon Giltrap, Roger Hodgson, Denis Protat, Ganafoul, Locanda Delle Fate, Guy Segers, Voodoo, ainsi que  Bob Dylan, Mott The Hoople, le prog italien, Grateful Dead, Aerosmith, les Gypsys, Bert Jansch et des chros livres et DVD. A télécharger gratuitement ici