
Altar, 2006
Southern Lord Records
Depuis le début du mois j'ai franchi le pas et je me suis lancé à écouter leur dernier opus : Altar, un split avec Boris (dont j'ai aussi beaucoup entendu parler sans vraiment connaître). Il faut vous dire que je suis resté assez sourd à la musique contemporaine (au sens propre) de 1995 à 2005. Depuis j'essaye de rattraper le temps perdu. Pour cette raison je ne saurais vous dire où situer Altar dans la discographie de Sunn O))), ni d'ailleurs si l'importance de Boris sur ce disque est décisive.
Altar est un disque captivant mais je suppose que le drone en soi me captive, m'hypnotise, car c'est bien son objet, de nous happer dans sa spirale. Découvert il y a une semaine, il ne me quitte plus. Peut être convient-il particulièrement à mon état d'esprit en ce moment, peut-être est-il tout simplement un (très) bon disque ? (j'opte pour le choix deux).
Chaque titre possède une densité rare, et je trouve très peu de fautes de goût pour un genre plutôt difficile. A la première écoute j'avais pu m'irriter de quelques longueurs, quelques ennuis, mais ce n'est pas un disque aisé, il demande un certain investissement. Seul risque majeur lié à ce type de musique, sa frontière étroite avec la B.O. de film ou pire, de jeu vidéo. Ici l'écueil est clairement évité même si l'objet de chaque titre est sans conteste d'évoquer un paysage, un monde, une ambiance.
Etna entame le rituel, et si vous avez la chance de vous procurer l'édition spéciale, elle se clôt avec le très long (28mn) mais passionnant Her Lips Were Wet With Venom. Au milieu on navigue. J'y distingue 4 perles : Etna, NLT, Akuma No Kuma, Blood Swamp. Une multitude d'invités viennent apporter leur touche personnelle. Comme par exemple Jesse Sykes sur The Sinking Belle mais décidement la voix de cette dernière ne m'a jamais plu et c'est peut-être le seul titre auquel je n'accroche pas. Je le trouve d'ailleurs très convenu. Pour le reste je suis largement séduit.
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