Toujours plus loin toujours plus loin. Le tout c'est de s'enfoncer toujours plus profondément, jusqu'à la salvatrice suffocation, jusqu'à ce que ce foutu cerveau explose, se nécrose, débarrasse le plancher de ce crâne qu'il nous souille depuis trop longtemps. Le doom est en musique cette descente tant souhaitée, chacun prenant le relais du cadavre précédent pour voir si plus bas, il n'y aurait pas encore un peu de mort à glaner. Moss est le dernier fossoyeur en date. Il parvient là où personne n'est encore allé. Même Orthodox, Esoteric ou Stumm pour les plus récents n'ont pas plongé dans un tel magma de putréfaction. Les vers n'y survivraient pas. Cette musique n'a plus rien d'humain. Elle est réservée à ceux qui ont déjà un peu quitté le monde des vivants. Ils peuvent s'y allonger comme dans leur couffin funéraire. Pour une rare fois dans son histoire, les critiques de StonerRock abandonnent toute velléité d'analyse et se limitent à écrire "Moss's new album is a masterpiece of funeral, black extreme doom". Voilà, le nouveau record de descente aux enfer qu'il va falloir vaincre. Vaincre ET périr.
5 poin / 5
Je me permets de faire un petit ajout à cette chronique. Je viens de découvrir "Versus", magazine musique et [contre] culture rock. Ils sont dithyrambiques sur le Chtonic Rites de Moss. On y trouve notamment un interview du chanteur Olly Pearson qui nous apprend que c'est Jus Osborne (le leader des Electric Wizard) qui a produit l'album... Je ne saurais vous que trop vous conseiller de vous procurer la revue, quant à moi je vais chercher de ce pas l'album. Sur le site de moss : http://www.mossdoom.tk vous avez un extrait.
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