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THE PRETTY THINGS- Balboa Island- 2007

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La nostalgie ne doit plus être ce qu’elle était. La voix de Phil May s’en est allée mais ces nouveaux The Pretty things là, muets depuis « Rage Before Beauty » (1999) remontent encore la rivière qui les a vu naître et se nourrir, tels des saumons qui savent bien que le grand large n’est déjà plus pour eux. « Balboa Island » est ma foi grave comme on peut le concevoir après 40 ans de vie et surtout lorsque l’on est soi-même bagué « Dinosaure de la scène rock Britannique » ; il est sombre parce que le label (Zoho Roots) et la maison de prod (Côte Basque) démontrent encore une fois que ce n'est pas parce que l’on s’appelle Pretty Things que l’on ne peut pas s'échouer sur un banc de sable un jour. Tout ceci a d’ailleurs failli ne jamais voir le jour, il y a trois ans des accidents de la vie auraient pu venir à bout de Phil May et sa bande.

Cet album barbote d’abord et surtout dans le blues acoustique, le RnB, et fait plusieurs incursions de bonne facture vers un folk psyché tout à fait délicieux. A contrario les chœurs et les belles envolées vocales ont disparu. « Cet album est noir, sombre, rêveur, puissant, mystérieux et plein de mordant... ». Voilà ce qu’en dit leur éditeur.


Dans la lignée de « Passion of Love » ouvrant « Rage Before Beauty », « The Beat Goes On » inaugure de manière magistrale cet album ; un riff electro-acoustic d’intro estampillé Pretty Things façon « Mama keep your big mouth shut » rejoint par le « Beat » de Skin Allan le dingue, et un Phil May qui n’en peut plus mais (bof) c’est à peine si l’on ne se jette pas sur les crédits de pochette pour s’assurer qu’on ne lui pas shuré le micro (re bof).pt

  Avec donc une voix usée et des arrangements minimalistes, c'est sur "Livin in my skin" et surtout « Buried Alive » (l’intro est édifiante et fait étonnamment penser à des compos de Townshend) que la magie des Things refait surface... Ainsi "(Blues for) Robert Johnson" nous propulse dans un swing proche des Booker T & the MG’s sur pratiquement 8’, dédié à l’homme de Memphis ; mais c’est quand même dans la très sombre et pure reprise de Dylan, « The Ballad of Hollis Brown », que leur blues-spirit s’exprime le mieux.pt

Sur « Feel like going home » & « Freedom song » - deux traditionnels revisités avec passion - le duo Holland & May s’éclaire lui-même à la lumière des vieux maîtres du blues du Delta, posant sans prétention une pierre de plus à l’édifice de ce blues traditionnel, spirituel et envoûtant.

La voix s’éclaircit quelque peu sur les « Say it easy baby... Say it » ou les « Oh pretty beat, proud but not down, we’re pretty beat... » et que les titres sonnent bien!! Nos soixantenaires font des merveilles tout comme sur ce « All light up » (préalablement sorti en single il y a six ans!) dont l’intro vibre furieusement du Strawberry Fields Forever des familles, avec une nappe de claviers au cœur du refrain soutenue par des guitares pure psyché et des vapeurs bleutées s'échappent dans tous les recoins de la pièce... une merveille vous dis-je, donc pas étonnant que ce titre soit adopté comme hymne par une association britannique exigeant avec force déclarations des droits de l’être humain à se faire du bien en se faisant du mal, le droit de cloper en paix.PT

On finit dans deux registres très différents... d’une part « Dearly Beloved » qui me fait furieusement penser à un « Rip off train » ou un « Over the moon » (c’est vous dire le niveau) de « Freeway Madness » avec l’orgue qui nappe tout ça et May qui s’égosille en « Oh babe, the damage is done, the damage has been done... » hugh tchiqui, hugh tchiqui, hugh (pourquoi j’entends du Beatles maintenant) ça c’est pour le coté noir... quand au coté sombre... Il clôt ma foi l’album avec « Balboa Island" une ballade  acoustique épurée, en duo avec Scarlett Wrench (chanteuse du groupe The Malchicks, de l’écurie Zoho Roots Records).
Nous voici dans du doom lyrics plutôt inattendu pour finir une galette, à moins de l’avoir prémédité, bien sûr... Légère, fluette, fragile, la voix de Miss Wrench nous transperce «  I heard a crash on the highway, bodies around the lane, whisky & blood run together, but I didn’it hear somebody pray. »

Happy new year

 

My Space enfin le leur..(quand même un peu cheap)->

                             Le site..(enfin c'est dur d'en trouver un valide)->

                                   Zoho Roots -> 

 

Mis à jour ( Dimanche, 03 Août 2008 10:41 )  

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