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Home Dressez vos esgourdes Unsung heroes IAN HUNTER - The Truth, The Whole Truth, Nothing But The Truth - 2005

IAN HUNTER - The Truth, The Whole Truth, Nothing But The Truth - 2005

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HuntertruthParue fin 2005 dans Crossroads, cette chronique est remise sur le tapis de souris uniquement pour rendre hommage à Ian Hunter qui nous convia le samedi 12 mai dernier à une sorte de messe intimiste que tous les admirateurs de cet homme ont pris comme un précieux privilège. Elle me donne aussi l'occasion d'offrir en extrait "Dead Man Walking" qui fut ce soir là comme un moment de grâce absolue que peu de musiciens rock peuvent se targuer d'avoir atteint. On a parfois considéré Ian Hunter comme le croisement improbable de Dylan et de Jerry Lee Lewis mais il s'est depuis longtemps façonné un univers et une personnalité qui représentent une partie importante de la vie affective de beaucoup. Dont moi.

Comment écrire cette critique sans la voir taxée d'hagiographie religieuse comme on me le reprocha récemment ? En restant mesuré, modéré, factuel pardi dkelvin, professionnel quoi. En disant par exemple qu'il aurait été désolant que la tournée 2004 (qui s'arrêta, je vous le rappelle, par 2 fois en France) ne donnât lieu à un album live tant la musique proposée était de grande qualité. Bien sûr, c'est un concert anglais qui fut choisi pour servir de support au CD (et auparavant au DVD), celui du 28 mai à l'Astoria de Londres, Ian Hunter ayant une revanche à prendre avec sa patrie natale (comme Ray Davies).

Le CD est double et contient 21 titres, piochés ici et là dans la discographie du Hunter, mais plus avec le souci d'en rester au "best of" que de déterrer des pépites oubliées. Le son est Hunterralphsexcellent même si (est-ce seulement une impression?), j'aurais juré qu'à Paris (enfin au Plan), le concert était beaucoup plus heavy. Pas que ce soit light non plus, mais tout de même, plus songwriter accompagné que rock band commando.

Comme pour Dylan (auquel on ne cessera jamais de le comparer), les fans ne seront pas d'accord sur la facette de l'ex-Mott qu'ils préfèrent et y aller de mon couplet n'a guère d'intérêt mais puisque c'est tout de même la règle du "je", je dirais que le côté Springsteenien de plusieurs morceaux récents ("Rollerball", "Twisted Steel" et surtout "23a Swan Hill") me déplait fortement.

Autre défaut de cet album, la guitare d'Andy York est reléguée à l'arrière plan alors qu'elle avait illuminé le concert du Plan (écouter ici l'intro de "Just Another Night"). A qui la faute ? A-t-il été plus discret à Londres où le producteur a-t-il opéré une petite manip à cet effet ? On peut presque suspecter que c'est cette dernière hypothèse qui prévaut quand on découvre que la photo centrale de l'album ne montre scandaleusement pas le groupe avec Andy York, mais avec Brian May, qui n'est que gHunterfaceuest star sur "All The Ways From Memphis" mais qui bien sûr fait plus vendre. Je sais bien qu'il faut racoler le populo mais tout de même, il y a manière et manière. Bien sûr on notera que Mick Ralphs était de l'aventure (voir photo ci-dessus) même s'il resta plutôt discret tout au long des concerts.

Maintenant que j'ai mis les bémols, je pourrais déverser les superlatifs pieux (divin, miraculeux…) pour parler de cet album si je n'avais pas promis de rester absolument mécréant. Notons tout de même que les versions des morceaux de Mott sont restituées avec le respect et l'éclat qu'elles méritent (et même plus pour "Roll Away The Stone" par exemple, qui dépasse l'original), et que grâce doit être rendue (merde un terme religieux) à la section rythmique et à Steve Holley notamment, le frappeur de Back To The Egg qui est proprement éblouissant d'efficacité (l'entendre comme il pousse au cul "Cleveland Rocks" !), mais aussi à Ian Hunter qui à aucun moment ne semble en décalage générationnel avec ces chansons (et pourtant chanter "All The Young Dudes" n'est pas évident à près de 60 printemps).

Et puis notons que certains moments atteignent l'émotion absolue, tel ce "Dead Man Walking" Hunterpianoque Procol Harum n'aurait pas désavoué et qui bouleverse même un monstre d'insensibilité comme moi. On comprend le titre choisi pour ce live quand on entend la hargne furibarde avec laquelle est traitée "The Truth, The Whole Truth And Nothin' But The Truth" sur laquelle on peut enfin jouir du manche et des doigts d'Andy York.

Donc la vérité, toute la vérité et rien que la vérité c'est qu'Ian Hunter est un Dieu vivant ooops ! Merde, encore raté.

En extrait, "Dead Man Walking" ici

dont voici le texte :

I've been here before - this is where my fingers slipped into yours
This is where I trembled - when you touched mine
This is where the seeds we planted long ago
Grew up to tell us we're too old to know

I've been here before - this is where the novelty starts wearing off, wearing off, wearing off
And all the world's a stage - it's just that I ain't on it anymore, anymore
This ain't Eastenders, this ain't Eastenders, this ain't Eastenders, it's the real thing
What am I supposed to do now?
Crawl down the hole of monotony - monotony - monotony - monotony

The silence is deafening - the phone never rings Hunterpromo
Won't somebody help me cos - I feel like I'm drowning
If I should sink - if I should swim
It doesn't really matter anymore - Dead man walkin'

I've been meaning to tell you for oh so long
Baby you got it right 'n I got it wrong
Now I know what ageism means - you gotta try a little harder
you gotta be a little stronger

I've been here before - this is where nothing happens anymore, anymore, anymore,
Someone else's rage - someone else's pain
Someone else's ego - you will believe, you will believe

This ain't Eastenders, this ain't Eastenders, this ain't Eastenders, it's the real thing
What am I supposed to do now?
Sink to the bottom of obscurity, obscurity, obscurity, obscurity

It's a foregone conclusion - a fait accompli
It's all taken care of - you don't have to worry
If I should lose - If I should win
It doesn't really matter anymore - Dead man walkin'

Mis à jour ( Dimanche, 03 Août 2008 17:44 )  

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